Les marchés européens terminent dans le vert, sauf Londres

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Après les baisses de lundi, Francfort reprend 1,71%, Paris 1,08% et Milan 2,27%. Londres est la seule place dans le rouge (-1,40%), alors qu’elle était fermée hier.

Les bourses mondiales vont de l’avant mardi, profitant d’une certaine accalmie sur les prix du pétrole après la flambée de la veille, tout en digérant des résultats d’entreprises.

En Europe, Paris a pris 1,08%, Francfort 1,71% et Milan 2,27%. Ces trois indices avaient respectivement perdu 1,71%, 1,24% et 1,59% lundi.

Londres a été la seule place dans le rouge (-1,40%). Elle était fermée lundi et intègre donc, avec un jour de retard, les événements de la veille.

A New York, vers 16H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,54%, le Nasdaq 0,91% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,73%.

Les marchés profitent d’une accalmie des prix du pétrole, alors que la fragile trêve tient toujours entre l’Iran et les États-Unis, au lendemain d’un regain de tensions autour du détroit d’Ormuz, qui avait fait reculer les Bourses.

Les prix du brut se détendent en effet, tout en restant à un haut niveau. A 16H00 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, s’échangeait à 110,33 dollars (-3,59%). L’équivalent américain du WTI était à 101,70 dollars (-4,44%).

La veille, les deux références avaient flambé d’environ 5%, après de nouvelles attaques aux Émirats arabes unis et des informations sur des échanges de tirs dans le détroit d’Ormuz, où la marine américaine réalise une opération pour débloquer des navires.

Malgré cette montée des tensions, «Trump n’aura sans doute guère d’appétit pour une escalade de la guerre», estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.

Washington «ne cherche pas à se battre» avec ses opérations de protection de navires commerciaux pour la traversée du détroit d’Ormuz, a déclaré mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth lors d’une conférence de presse au Pentagone.

«Si vous attaquez les troupes américaines ou des navires commerciaux innocents, vous serez confrontés à une force américaine écrasante et dévastatrice», a-t-il toutefois déclaré à l’intention de Téhéran.

Les taux britanniques au plus haut depuis 1998

La majorité des taux d’emprunt se stabilisent aussi après leur hausse de lundi, sur fond de craintes d’un regain d’inflation. Vers 16H00 GMT, le rendement allemand, référence en Europe, était à 3,07%, contre 3,08% la veille.

Le rendement à 30 ans du Royaume-Uni a, lui, atteint mardi son plus haut depuis 1998, à plus de 5,77%. Il a lui aussi réagi avec un jour en retard à la flambée du pétrole, en raison de la fermeture des marchés britanniques lundi. La réunion de la Banque d’Angleterre la semaine dernière a par ailleurs renforcé leurs attentes de futures hausses du taux directeur.

Autre point d’attention des investisseurs: une série de résultats d’entreprises.

Palantir recule après ses résultats

Le spécialiste de l’analyse de données en temps réel et de l’intelligence artificielle (IA), Palantir, reculait vers 16H00 GMT de 5,83% à 137,45 dollars à Wall Street, après sa publication du premier trimestre.

Le groupe a certes relevé ses prévisions de chiffre d’affaires annuel à entre 7,65 et 7,66 milliards de dollars, dépassant ainsi les attentes des analystes de Bloomberg, qui tablaient sur 7,19 milliards. Ses ventes aux Etats-Unis ont en revanche déçu les marchés.

HSBC boudé

HSBC a été boudée à Londres (-5,86% à 1.280 pence), après avoir annoncé mardi un bénéfice avant impôts au premier trimestre 2026 de près de 9,4 milliards de dollars américains (-1,1%), un chiffre inférieur aux prévisions de la banque qui tablait sur 9,6 milliards.

Inbev trinque, Fresenius dégringole

Le brasseur belgo-brésilien AB Inbev, numéro un mondial du secteur a bondi de 9,34% à 69,04 euros à Bruxelles, après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes des investisseurs au premier trimestre.

Le fournisseur d’appareils médicaux Fresenius Medical Care a lui dégringolé à Francfort (-10,68% à 34,72 euros) après des résultats trimestriels jugés décevants par les investisseurs, pénalisés par des effets de change négatifs.

Unicredit lance son offre d’achat sur Commerzbank

Unicredit (+5,87% à 67,82 euros) a lancé mardi son offre d’achat hostile sur Commerzbank (+4,50% à 35,55 euros).

L’offre est ouverte pour une durée de six semaines, jusqu’au 16 juin. La banque milanaise propose 0,485 action pour chaque action Commerzbank, une offre jugée peu attractive par les investisseurs.

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