Les grandes banques françaises chahutées en bourse

AWP/AFP

1 minute de lecture

A la mi-séance et après la publication de leurs résultats, Crédit Agricole perd 5,72%, Société Générale 4,86% et BNP Paribas 4,42%, en bas du tableau d’un CAC 40 lui-même en recul de 0,64%.

Les banques françaises reculent nettement jeudi en bourse, après des publications trimestrielles globalement mal reçues par les investisseurs, sur fond de hausse des prix du pétrole qui ravive les craintes d’un ralentissement économique en zone euro.

A la mi-séance, vers 12h00 (heure locale), Crédit Agricole perdait 5,72% à 16,24 euros, Société Générale 4,86% à 67,56 euros et BNP Paribas 4,42% à 86,52 euros, en bas du tableau d’un CAC 40 lui-même en recul de 0,64%.

La principale «cause de cette chute sont les résultats» du premier trimestre des trois établissements financiers, «qui ont déçus» les marchés, explique à l’AFP Andrea Tueni, responsable des activités de marché de Saxo Banque.

Crédit Agricole a ainsi enregistré un bénéfice sous les attentes pour son entité cotée, à 1,67 milliard d’euros (+1,8% sur un an), contre 1,71 milliard d’euros (1,58 milliard de francs) anticipés par le consensus des analystes cités par Bloomberg.

Pour Société Générale, les résultats des activités de banque de financement et d’investissement (BFI) ont déçu, selon Jefferies.

Quant à BNP Paribas, Jefferies pointe du doigt les résultats d’Arval (activité de leasing automobile), qui a dû faire face aux «vents contraires» sur le marché de la vente des véhicules d’occasion.

«La deuxième cause du recul est la géopolitique, avec la hausse des prix du pétrole», ajoute Andrea Tueni.

L’ensemble du secteur financier européen est en effet dans le rouge jeudi, en raison d’une nouvelle envolée des prix du pétrole qui ont atteint des sommets inédits depuis 2022, ravivant les craintes de ralentissement économique en Europe.

«Cela alimente des craintes croissantes d’un choc stagflationniste prolongé», une situation économique très inconfortable avec une croissance faible cumulée à une inflation élevée, justifie Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.

Or, l’activité des banques est très sensible à l’évolution de la conjoncture économique.

Par ailleurs, le risque d’un regain d’inflation, provoqué par la hausse des prix du pétrole, met la pression sur les taux d’intérêt des emprunts, qui grimpent. Cela réduit la valeur des anciennes obligations détenues par les banques, car elles ont un rendement moins élevé.

A lire aussi...