Novartis a vu ses recettes et sa rentabilité reculer au premier trimestre, toujours lesté par la concurrence des génériques. Le géant pharmaceutique rhénan confirme ses objectifs pour la suite de l’exercice.
De janvier à mars, le chiffre d’affaires a chuté de 5% sur un an à 13,11 milliards de dollars, annonce la multinationale mardi dans un communiqué.
L’excédent d’exploitation de base s’est inscrit à 4,90 milliards, soit en retrait de 12% (-14% à taux de change constants). Le bénéfice net de base ressort à 3,80 milliards, en baisse de 15% et de 17% à taux de change constants, tandis que le bénéfice par action (BPA) de base s’inscrit à 1,65 dollar, contre 1,83 dollar à la même période de l’année précédente.
Ces chiffres sont nettement inférieurs aux anticipations du consensus. Les analystes sondés par AWP escomptaient des recettes de 13,45 milliards de dollars, un Ebit de base de 5,17 milliards pour une marge de 38.4% et un bénéfice net de base de 4,02 milliards. Le BPA base était attendu à 2,11 dollars par action.
Au chapitre des perspectives, la direction anticipe toujours une croissance hors effets de change inférieure à 5%, assortie d’un affaissement similaire de l’excédent.
Novartis plombé par la concurrence des génériques
La baisse du chiffre d’affaires de Novartis au premier trimestre s’explique principalement par la concurrence des médicaments générique. Ces derniers ont pesé à hauteur de 14 points de pourcentage sur les recettes.
Les volumes ont quant à eux contribué à hauteur de 13 points de pourcentage, indique Novartis mardi dans un communiqué. La multinationale rhénane peut notamment compter sur la forte progression de ses préparations telles que Kisqali (+55% à taux de change constants), Pluvicto (+70%) et Scemblix (+79%).
Dans les mois à venir, le géant pharmaceutique subira les effets de la perte de brevet de ses produits phares que sont Entresto, Promacta et Tasigna. Les répercussions sont estimées à 4 milliards de dollars (3,14 milliards de francs) et devraient peser davantage sur la première moitié de cette année que la deuxième, selon la direction.
Le groupe rappelle par ailleurs le retrait de sa demande d’extension d’indication auprès de l’Agence européenne des médicaments pour Pluvicto dans le traitement du cancer de la prostate avant chimiothérapie, sans que cela n’affecte les autres indications approuvées ni les études cliniques en cours.