Galderma: nouvelle poussée de croissance au premier trimestre

AWP

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La progression a été notamment alimentée par la dermatologie thérapeutique, dont les revenus se sont envolés de 81,4% à 385 millions.

Le spécialiste des toxines et traitements dermatologiques Galderma a engrangé sur les trois premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 1,47 milliard de dollars (1,15 milliard de francs), en hausse d’un bon quart sur un an à taux de changes constant. Compte tenu de la dépréciation du billet vert, la croissance comptabilisée dépasse les 30%.

La progression a été notamment alimentée par la dermatologie thérapeutique, dont les revenus se sont envolés de 81,4% à 385 millions. Le nouveau traitement Nemluvio contre le prurit nodulaire et la dermatite atopique, lancé fin 2024, a multiplié sa contribution par près de cinq, à 185 millions, indique un compte-rendu intermédiaire diffusé jeudi.

Le segment thérapeutique se rapproche ainsi des soins de la peau en termes de revenus, lesquels se sont enrobés de 19,3% à 441 millions. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 18,4% à 648 millions, les injectables esthétiques demeurent la première source de recettes du groupe zougois.

Dans ce dernier segment, les produits de comblement et biostimulants ont enregistré une croissance de 20,1% et les neuromodulateurs de 17,1%.

Le groupe souligne que la performance commerciale concerne toutes les zones géographiques, «surpassant le marché dans chaque catégorie de produits». «Elle a été principalement tirée par les volumes, complétée par des effets positifs de prix et de mix produits», ajoute-t-il.

Les résultats décoiffent ainsi les projections des analystes consultés par AWP à tous égard. La projection la plus optimiste pour le chiffre d’affaires total se montait à 1,45 milliard. Les recettes dans le domaine médical ne devaient pas dépasser 380 millions et celles dans les soins 440 millions. Le produit des injectables esthétiques s’établit pile à la limite supérieure de la fourchette.

La direction reconduit en l’état sa feuille de route pour l’ensemble de l’exercice, se contentant d’afficher une confiance accrue dans sa faisabilité au sortir du premier partiel. Hors effets de changes, la croissance du chiffre d’affaires doit ainsi s’établir dans un couloir de 17 à 20% et la marge brute avant charges d’intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) autour de 26%.

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