USA: la confiance des consommateurs de nouveau en hausse en mars

AWP/AFP

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L’indice du Conference Board a progressé de près d’un point, pour s’établir à 91,8 points, enchaînant un deuxième mois de hausse.

La confiance des consommateurs américains a poursuivi sa hausse en mars, prenant à revers les attentes des marchés, malgré des inquiétudes de plus en plus marquées pour l’avenir, en particulier vis-à-vis de l’inflation, dans un contexte de hausse des prix de l’essence.

L’indice mesurant cette confiance, publié mardi par l’association professionnelle Conference Board, a progressé de près d’un point, pour s’établir à 91,8 points, enchaînant un deuxième mois de hausse.

C’est la tendance inverse de celle anticipée par les analystes, qui s’attendaient au contraire à voir l’indice se dégrader de nouveau, à 87,5 points, selon le consensus publié par MarketWatch.

Néanmoins, c’est la confiance dans la situation actuelle qui porte l’indice, avec une hausse de 4,6 points, à 123,3 points, alors que le sous-indice concernant la situation à venir se dégrade de nouveau, de 1,7 point à 70,9 points.

En cause, une inquiétude de plus en plus marquée concernant l’inflation, entre effets toujours ressentis par les consommateurs quant à l’impact des droits de douane sur le prix final, mais aussi désormais la hausse des prix à la pompe, provoquée par le conflit au Moyen-Orient déclenché par les Etats-Unis et Israël il y a tout juste un mois.

«Les commentaires liés au prix et le coûts des biens soulignent que le pouvoir d’achat reste la priorité pour les consommateurs», a pointé le chef-économiste du Conference Board, Dana Peterson, cité dans le communiqué.

«La guerre en Iran a largement couvert la période d’étude et les commentaires liés au pétrole et à l’essence, ainsi qu’à la guerre se sont envolés, alors que ceux en lien avec les droits de douane et le commerce ont baissé significativement», a-t-il détaillé.

Conséquence du conflit, les anticipations d’inflation atteignent un niveau qui n’a plus été observé depuis août dernier, au moment où le président américain, Donald Trump, devait annoncer les taux imposés aux produits étrangers importés aux Etats-Unis.

Autre effet du conflit: de plus en plus de consommateurs américains estiment désormais qu’une récession est «très» ou «relativement» possible dans les douze prochains mois.

Face à une situation économique qu’ils estiment incertaine, ils font donc le choix de retarder certaines dépenses importantes, en ameublement ou électronique, mais aussi concernant des services, tels que les voyages.

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