USA: le Congrès peine à s’entendre pour mettre fin à l’impasse budgétaire

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Un texte adopté tôt ce vendredi par le Sénat est rejeté quasi d’emblée par les républicains à la Chambre des représentants.

Le Sénat américain a adopté tôt vendredi un texte visant à mettre fin à la paralysie budgétaire partielle qui provoque un certain chaos dans les aéroports depuis plusieurs semaines. Un texte rejeté quasi d’emblée cependant par les républicains à la Chambre.

Dans un vote à main levée, les sénateurs des deux camps ont approuvé le financement de la majeure partie du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), à l’exception des services de l’immigration et des douanes (ICE) et de la police aux frontières (CBP).

Le texte de compromis doit encore passer devant la Chambre des représentants, mais le président républicain de cette dernière a averti vendredi que le texte adopté au Sénat ne convenait pas aux députés de son camp.

«La manoeuvre effectuée la nuit dernière est une blague», a dénoncé Mike Johnson, qui a annoncé qu’un texte différent, prévoyant un financement jusqu’au 22 mai de l’ensemble du DHS, serait voté bientôt à la Chambre. Avec peu de chances toutefois qu’il passe ensuite l’épreuve du Sénat, en l’état actuel des négociations avec les démocrates.

D’autres députés républicains ont critiqué le texte adopté par les sénateurs.

«Nous n’acceptons pas cette bouse du Sénat», a déclaré Chip Roy, élu ultraconservateur du Texas, dans une vidéo publiée sur X.

Les républicains disposent de la majorité aux deux chambres du Congrès, mais en raison du règlement du Sénat, un certain nombre de voix démocrates est nécessaire pour adopter les textes budgétaires.

Hormis la CBP et l’ICE, la proposition approuvée par le Sénat prévoit notamment le financement de l’Agence de sécurité dans les transports (TSA) qui dépend du DHS et d’autres agences fédérales.

Depuis le 14 février, le financement du ministère est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de l’ICE, très contestées à gauche.

Cela empêche le versement des salaires des agents de la TSA. L’absentéisme et les démissions ont bondi, réduisant les effectifs disponibles.

Dans un pays où voyager en avion est très commun, les images de files d’attente pouvant atteindre plusieurs heures pour passer les contrôles de sécurité font depuis des jours la Une des médias américains.

Le gouvernement de Donald Trump a déployé lundi des agents de l’ICE dans plus d’une dizaine d’aéroports pour aider les agents de la TSA, sans que les files ne se réduisent concrètement.

Jeudi, le président avait annoncé qu’il allait signer un décret visant à débloquer des fonds pour payer les agents de la TSA, mais n’a pas précisé par quels moyens exactement.

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