Carburants: quand les taxes limitent l’inflation

Julien-Pierre Nouen, Lazard

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Alors qu’aux États-Unis, le prix à la pompe est en hausse de près 40% par rapport au début d’année, la hausse en France est limitée à 15%.

La forte hausse du prix du baril se transmet de manière rapide aux prix à la pompe. Mais selon les pays, la progression est plus ou moins importante en fonction du niveau de taxation appliqué aux carburants.

La comparaison des États-Unis et de la France illustre bien ce point. Alors qu’aux États-Unis, le prix à la pompe est en hausse de près 40% par rapport au début d’année, la hausse en France est limitée à 15%.


Notre analyse

En effet, les taxes étant calculées sur le volume d’essence vendu, la hausse des prix du brut ne se répercute pas de manière proportionnelle sur les prix à la pompe.

En France, le taux de l’accise sur l’essence est de 68,29 centimes par litre d’essence et de 59,40 centimes par litre de diesel, auxquels s’ajoute une éventuelle majoration régionale et la TVA à 20%. C’est donc près de 40% du prix du carburant qui est fixe.

Aux États-Unis, la taxation forfaitaire est de 18,4 cents par gallon d’essence et de 24,4 cents pour le diesel. À ceci s’ajoutent des taxes forfaitaires pour chaque État dont le montant moyen en 2024 était de 33-34 cents par gallon. C’est donc environ 13% du prix de l’essence qui est fixe.

En somme, bien que les États-Unis soient davantage protégés vis-à-vis de l’actualité par leur statut de producteur de pétrole, les ménages américains sont en réalité confrontés à une hausse plus élevée du prix de l’essence que les ménages français et européens.

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