Le yen rebondit, perspective d’intervention du Japon sur le marché des changes

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 12h20, la monnaie nippone prend 0,49% au billet vert à 159,51 yens pour un dollar, après avoir atteint dans la nuit 160,46 yens.

Le yen remonte lundi après les déclarations d’un membre du gouvernement japonais alimentant les spéculations du marché sur une intervention du Japon sur le marché des changes pour soutenir sa devise nationale, tandis que le dollar s’affiche mitigé.

Vers 12h20, la monnaie nippone prenait 0,49% au billet vert à 159,51 yens pour un dollar, après avoir atteint dans la nuit 160,46 yens, du jamais vu depuis juillet 2024.

Or, la dernière intervention du Japon pour soutenir le yen remonte précisément à cette période, lorsque le yen évoluait à des niveaux similairement bas.

Face à l’intensification des mouvements spéculatifs sur le marché des changes, le vice-ministre japonais des Finances Atsushi Mimura a déclaré lundi que «des mesures décisives pourraient bientôt être nécessaires si la situation perdure», rapporte le Japan Times.

«Dans un autre contexte, cet avertissement aurait pu être ignoré. Dans le contexte actuel, il a été perçu différemment» par le marché, qui a revu à la hausse le «risque d’intervention», remarque Stephen Innes, de SPI AM.

La devise américaine progressait par ailleurs de 0,11% face à l’euro, à 1,1496 dollar.

«Les événements du week-end ont ravivé les inquiétudes des investisseurs quant à un conflit plus large et prolongé au Moyen-Orient, susceptible de perturber davantage l’approvisionnement énergétique mondial», souligne Lee Hardman.

Les prix du pétrole montent lundi, avec l’éventualité d’une intervention terrestre américaine en Iran, Donald Trump disant envisager de «prendre le pétrole» iranien et s’emparer du terminal pétrolier de l’île de Kharg, d’où part en temps normal la quasi-totalité des exportations de brut du pays.

Les Houthis pro-iraniens du Yémen sont également entrés dans le conflit en annonçant avoir attaqué Israël.

Cette situation devrait «favoriser une nouvelle appréciation du dollar, même si ce dernier n’a pas progressé davantage» depuis mi-mars, ce qui peut indiquer qu’une politique monétaire américaine plus restrictive est déjà «intégrée aux cours», selon M. Hardman.

Les cambistes s’attendent en effet à ce que la Réserve fédérale (Fed) rehausse ses taux pour contrer l’inflation liées à la flambée des prix de l’énergie.

L’or efface pour sa part une petite partie des pertes qu’il a subi depuis le début de la guerre. Lundi, il remontait de 0,90% à 4'534,94 dollars l’once.

A lire aussi...