J’ai eu, le mois dernier, une conversation révélatrice avec un allocataire expérimenté, quelqu’un qui a traversé plusieurs cycles de marché avec discipline et méthode. Sa conviction sur les crypto actifs était solide, son raisonnement fondé. Mais la totalité de son exposition reposait sur un seul actif. Quand je lui en ai demandé la raison, il m’a répondu ce que j’entends fréquemment: «Bitcoin est le seul qui compte vraiment». Je comprends l’instinct. Mais je crois qu’il repose sur une lecture incomplète de ce qui se construit réellement.
Le parallèle qui s’impose est celui d’internet à ses débuts. Imaginons un investisseur de 2002, convaincu, à juste titre, qu’internet allait transformer le commerce, la communication et l’accès à l’information. Mais qui avait concentré toute sa mise sur un seul survivant de la bulle dot-com.
La thèse était juste; l’exécution, elle, était erronée. Les gains de l’ère internet se sont distribués bien plus largement que ce qu’une seule entreprise pouvait incarner: la recherche, le e-commerce, les réseaux sociaux, le cloud, le mobile. Se limiter à un seul angle revenait à manquer l’essentiel du récit.
Nous pensons que les crypto actifs se trouvent aujourd’hui à un tournant comparable. Bitcoin a largement mérité sa réputation. Les ETF spot ont dépassé les 90 milliards de dollars d’actifs sous gestion en deux ans, soit l’adoption institutionnelle la plus rapide de l’histoire des produits financiers. Les données on-chain montrent des réserves sur les plateformes d’échange à leur niveau le plus bas depuis sept ans, tandis que les détenteurs de long terme refusent de vendre même en période de turbulences. Pour un nombre croissant d’allocataires institutionnels, Bitcoin est devenu un véritable actif de réserve. Ce constat ne souffre d’aucune contestation.
Pour autant, cette lecture passe à côté d’une réalité essentielle: l’économie des crypto actifs n’est pas une seule entreprise, ni même une technologie unique. C’est une couche entière du système financier mondial qui se reconstruit de fond en comble, simultanément, à travers des dizaines de protocoles. Trois mutations structurelles, chacune étayée par des données, illustrent cette réalité.
Les stablecoins: une infrastructure de paiement mondiale
Les stablecoins libellées en dollars sont devenues, discrètement, une bouée de sauvetage financière dans les économies où les monnaies locales s’érodent. PayPal les utilise pour ses règlements. Stripe les accepte. Leur capitalisation dépasse désormais les 300 milliards de dollars, et nous anticipons qu’elle franchira les 500 milliards d’ici la fin de l’année. Ce n’est pas une histoire Bitcoin, c’est avant tout une histoire Ethereum, Solana et multi-chain, qui se joue déjà à grande échelle.
La tokenisation: les institutions passent on-chain
BlackRock, Franklin Templeton, UBS et Siemens mettent effectivement des actifs on-chain. Les bons du Trésor tokenisés sont passés de zéro à plus de 10 milliards de dollars en moins de deux ans. Nous projetons que le marché global de la tokenisation d’actifs réels atteindra 400 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Les rails utilisés pour régler ces actifs s’étendent sur de multiples plateformes de smart contracts. Un investisseur positionné uniquement sur Bitcoin n’a, par définition, aucune exposition à cette transformation.
La clarté réglementaire: la dernière excuse a disparu
La semaine dernière, la SEC et la CFTC ont conjointement classifié 16 crypto actifs comme matières premières numériques en vertu du droit fédéral américain. Après des années d’incertitude, le statut juridique de la classe d’actifs dans son ensemble n’est plus une question ouverte. Les capitaux institutionnels qui attendaient en retrait une clarification réglementaire ont perdu leur dernière grande excuse pour l’inaction. Les portes sont ouvertes, et elles s’ouvrent sur l’ensemble de la classe d’actifs.
Tout cela ramène à la question fondamentale: comment construire un portefeuille? La diversification en crypto actifs n’est pas une couverture contre la conviction, c’en est, au contraire, l’expression la plus aboutie. Si vous croyez sincèrement que les blockchains ouvertes reconstruisent l’infrastructure financière, les paiements et les couches de coordination de l’IA, alors se concentrer sur un seul actif n’est pas une posture audacieuse. C’est parier que vous avez déjà identifié le vainqueur unique d’une course qui n’est pas encore terminée.
Le Hashdex Nasdaq CME Crypto Index ETP (HASH), coté sur SIX Swiss Exchange, repose sur une prémisse différente: la manière la plus rigoureuse de capter cette transformation est de le faire de façon systématique, à travers les protocoles et actifs qui comptent, rééquilibré au fil de l’évolution de l’écosystème. Il ne s’agit pas d’une collection de tokens aléatoires, mais d’un portefeuille institutionnel construit selon des règles précises, regroupant les actifs leaders de l’économie des crypto actifs. Pour les investisseurs institutionnels européens en quête d’un accès réglementé et conforme à cette classe d’actifs, HASH, aux côtés du Hashdex Nasdaq CME Crypto Index US ETF (NCIQ), offre exactement ce type d’exposition structurée et diversifiée.
Internet a transformé le monde, mais pas par l’intermédiaire d’une seule entreprise, ni d’une seule thèse. Cela s’est produit à travers davantage d’entreprises, d’applications et de cas d’usage que quiconque n’aurait pu l’anticiper. Nous pensons que les crypto actifs suivront le même chemin. La question n’est pas de savoir si l’on doit avoir de la conviction, c’est de savoir si cette conviction s’exprime à la hauteur de tout ce qui se construit.