La société de biotechnologie Bioversys, entrée en bourse il y a un peu plus d’un an, a essuyé une perte importante en 2025. Avec des liquidités de 82,5 millions de francs à fin 2025, la société bâloise estime que son financement est assuré jusqu’en 2028, indique-t-elle mercredi.
Bioversys a généré en 2025 un chiffre d’affaires opérationnel de 3,3 millions de francs. Cela représente 2,1 millions de plus que l’année précédente. Ces recettes ont été contrebalancées par des coûts totaux de 23,2 millions, dont 16,5 millions consacrés à la recherche et au développement.
Bioversys mène des recherches sur des principes actifs destinés au traitement de maladies infectieuses potentiellement mortelles, en se concentrant sur les antibiotiques. Les produits candidats sont encore au stade de recherche.
La perte d’exploitation s’est élevée à 20,0 millions, contre un déficit de 18,7 millions l’année précédente. Au final, la perte nette a augmenté de 3,1 millions pour atteindre 21,8 millions.
Pour des entreprises comme Bioversys, les liquidités sont toutefois plus importantes que les chiffres proprement dits. Elles indiquent en effet pendant combien de temps l’entreprise pourra encore financer ses activités. Grâce notamment à son introduction en bourse en février, Bioversys disposait, fin 2025, de liquidités s’élevant à 82,5 millions de francs. Fin juin, il restait encore 92,1 millions de francs en réserve. La direction a indiqué que l’entreprise était financée jusqu’en 2028.
Bioversys table sur une perte opérationnelle de 40 à 45 millions de francs pour 2026.
Bioversys prévoit de lancer le recrutement de patients pour les essais de phase III de son candidat antibiotique BV100 contre les infections nosocomiales graves, ainsi que de nouvelles avancées concernant le composé antituberculeux Alpibectir, notamment de nouvelles données d’étude et la finalisation des essais en cours. En outre, l’entreprise souhaite lancer une nouvelle étude sur la tuberculose et présenter des données de recherche préliminaires supplémentaires concernant les projets d’antibiotiques BV200 et BV500 contre les bactéries résistantes.