Le dollar au plus haut depuis août 2025, porté par l’envolée des prix de l’énergie

AWP/AFP

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Vers 19h20, la devise américaine reprend 0,69% par rapport à l’euro, à 1,1433 dollar.

Le dollar poursuit sa progression vendredi, porté comme depuis bientôt deux semaines par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole, qui lui ont permis de retrouver un niveau inédit depuis l’été.

«L’aversion au risque reste le principal facteur déterminant de l’évolution des marchés à l’approche du week-end», soulignent les analystes de Scotiabank.

Dans ces conditions, la devise américaine profite à plein régime de son statut de valeur refuge: vers 18H20 GMT, elle reprenait 0,69% par rapport à l’euro, à 1,1433 dollar.

Un tel niveau n’avait plus été vu depuis début août 2025.

A l’ouverture des marchés américains, les investisseurs ont pourtant accueilli une série d’indicateurs montrant que la première économie mondiale s’essoufflait avant la guerre.

«Dans des conditions normales», cela aurait entraîné «un recul marqué du billet vert, les opérateurs anticipant une politique plus accommodante de la Réserve fédérale», souligne Kevin Ford, de Convera.

«Cependant, la vigueur actuelle de la devise est davantage alimentée par des tensions géopolitiques que par la santé de l’économie américaine», ajoute l’expert.

Le dollar est aussi particulièrement demandé car c’est la devise d’échange de l’or noir, dont les prix ont flambé depuis le début du conflit.

Vers 18H20 GMT, il se renforçait de 0,79% vis-à-vis de la livre sterling, à 1,3237 dollar.

La devise britannique, «qui avait plutôt bien résisté face à l’aversion au risque, a finalement cédé à la suite de la publication vendredi» d’une stagnation du produit intérieur brut (PIB) en janvier, note Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

Ces chiffres «ont remis en cause l’idée selon laquelle l’économie allait connaître un redressement cette année», selon les analystes de Monex USA.

De son côté, le yen glissait encore un peu plus à 159,67 yens pour un dollar (-0,20%), à un plus bas depuis l’été 2024.

La devise japonaise «restant particulièrement sensible aux prix de l’énergie, la récente flambée des cours du pétrole l’a ramenée à des niveaux où les autorités étaient déjà intervenues par le passé pour la soutenir», relèvent les experts de Monex.

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