Les tensions géopolitiques poussent toujours le dollar

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Vers 20h45, le dollar avance de 0,44% face à la monnaie unique européenne, à 1,1517 dollar pour un euro et prend 0,48% à la devise britannique, à 1,3347 dollar pour une livre.

Le dollar poursuivait son ascension jeudi, en même temps que la flambée des prix du pétrole, les marchés se montrant peu convaincus par le déblocage annoncé des réserves stratégiques de brut pour atténuer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 19H45 GMT (20H45 à Paris), le dollar avançait de 0,44% face à la monnaie unique européenne, à 1,1517 dollar pour un euro et prenait 0,48% à la devise britannique, à 1,3347 dollar pour une livre.

Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé mercredi «à l’unanimité» de libérer 400 millions de barils provenant de leurs réserves stratégiques.

Mais «le marché semble peu impressionné par cette annonce» qui «manque de détails», estime Marc Chandler, de Bannockburn Capital Markets.

Le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé jeudi au-delà de 100 dollars, une première depuis août 2022.

«L’augmentation des emprunts en dollars pour acheter des stocks de pétrole», libellés dans la monnaie américaine, profite ainsi au billet vert, remarquent les analystes de Monex USA.

Depuis le début du conflit, la devise américaine a gagné près de 2,1% d’après le Dollar index, qui compare le dollar à un panier d’autres grandes monnaies.

Les cambistes craignent aussi que la hausse des cours de l’énergie se répercute sur les prix à la caisse, repoussant par conséquent un assouplissement monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Selon l’outil de veille CME FedWatch, les acteurs du marché s’attendent à ce que la Fed maintienne ses taux dans leur fourchette actuelle jusqu’à la réunion de décembre.

Un mois plus tôt, ils tablaient sur une baisse dès juin.

«Il est tout à fait plausible que la Fed ne procède à aucune baisse des taux cette année», estime même le chef économiste d’EY-Parthenon, Gregory Daco.

Une position monétaire ferme serait de nature à soutenir le dollar.

«Les responsables de la Fed ne devraient reprendre leur politique d’assouplissement» que s’ils observent «des progrès rapides et durables vers l’objectif d’inflation de 2% ou une détérioration significative du marché du travail», conclut M. Daco.

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