Face à l’absence d’accalmie sur les marchés pétroliers, les Bourses asiatiques s’inscrivaient vendredi dans le rouge.
A Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,16% à 53.819,61 points. L’indice élargi Topix a perdu 0,57%.
A Séoul, l’indice phare Kospi a lâché 1,72%. Taipei a cédé 0,54%, Sydney 0,14%, et l’indice hongkongais Hang Seng abandonnait 0,79% vers 06H30 GMT.
«Il semble que le marché ait révisé son calendrier concernant la durée de la fermeture du détroit d’Ormuz et du conflit dans son ensemble, en repoussant cette échéance plus loin dans le temps», constate Chris Weston, du courtier Pepperstone.
«Cela suggère que la situation pourrait avoir des effets plus néfastes sur l’inflation, potentiellement sur la consommation et, à un stade ultérieur, peut-être sur les bénéfices des entreprises», relève-t-il.
Pour l’heure, toutefois, «les caractéristiques dominantes demeurent la hausse des prix de l’énergie et une volatilité extrêmement élevée sur les marchés», conclut M. Weston.
Sur le marché des changes, la monnaie américaine s’affichait stable à 159,35 yens pour un dollar, après avoir été de nouveau poussée la veille par les tensions géopolitiques et les craintes inflationnistes. L’or cédait 0,24% à 5.091 dollars l’once.
Honda dévisse, panique sur l’électrique
Le constructeur automobile Honda a vu son titre s’effondrer de 5,55% après avoir annoncé s’attendre à une charge comptable équivalente à près de 14 milliards d’euros en raison d’un renversement de stratégie en matière de véhicules électriques sur fond de ralentissement mondial de ce marché.