Les craintes de disruption par l’IA continuent de peser et les investisseurs cherchent des refuges. Mais malgré cette méforme, les indices ont poursuivi leur progression. En effet, les marchés opèrent une rotation sectorielle en faveur des secteurs plus défensifs comme les télécoms ou les biens de consommation courante. En fin de semaine, la décision de la Cour suprême d’invalider les droits de douane instaurés par D. Trump a rajouté une dose d’instabilité sur les marchés.
Données macro-économiques américaines contrastées
Aux Etats-Unis, les minutes de la Fed ont laissé apparaître des divisions sur la trajectoire future des taux d’intérêt. Il semble y avoir plus de membres de la Fed en faveur d’une approche prudente que de membres plus prompts à baisser les taux. Le message qui en ressort est que l’économie américaine reste pour le moment suffisamment solide pour ne pas justifier une baisse précipitée des taux.
En même temps, les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont élevées à 206’000 la semaine dernière, contre 223’000 attendues, en ralentissement par rapport à la semaine précédente et à leur plus bas niveau depuis près d’un mois.
D’autre part, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu en décembre et certains signes laissent présager une nouvelle accélération en janvier. Ce qui renforce les prévisions du marché d’un statu quo de la Fed jusqu’au mois de juin. L’indice des prix de la consommation personnelle (PCE) a accéléré à 2,9% en rythme annuel, après +2,8% en novembre. Les économistes attendaient +2,8%. Hors énergie et produits alimentaires, le PCE ressort à +3,0% sur un an en décembre, contre +2,9% attendus et après +2,8% en novembre.
L’économie américaine a également connu un ralentissement beaucoup plus fort que prévu au quatrième trimestre 2025, en raison notamment des perturbations causées par le «shutdown» de l’administration fédérale à l’automne dernier et de la modération des dépenses de consommation. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis n’a progressé que de 1,4% sur la période d’octobre à fin décembre, contre une progression de 4,4% au troisième trimestre.
Enfin, malgré les droits de douane, le déficit de la balance commerciale américaine s’est creusé à 70,30 milliards de dollars en décembre, contre une prévision à 55,50 milliards.
Lente amélioration en zone euro
En Europe, les indices PMI ont montré une amélioration modérée dans plusieurs pays majeurs (France, Allemagne, UK). L’économie allemande, moteur de la zone, devrait connaître une croissance de 1,0% cette année, après une précédente prévision de 0,7%. L’inflation, désormais limitée à 2%, laisse une marge de manœuvre à la BCE pour une approche plus accommodante en cas de ralentissement.
Dans ce contexte, les indices américains terminent la semaine en hausse. Le S&P 500 prend 1,12% et le Nasdaq 1,28%. En Europe, l’Euro Stoxx50 progresse de 2,25% sur la semaine tandis que le SMI affiche un gain de +1,54%.
L’essentiel en bref
