L’établissement bâlois Banque WIR a souffert cette année de la faiblesse des taux, générant davantage de volumes hypothécaires mais ne parvenant pas in fine à en tirer davantage de revenus. Le bénéfice net a progressé de 1,4% à 17,7 millions de francs grâce à un coup de frein au niveau des réserves pour risques bancaires généraux.
Le résultat opérationnel a atteint 29,5 millions de francs, en recul de 3,8%, indique vendredi la banque de détail qui possède sa propre devise, le WIR, indexée sur le franc. Cette baisse s’explique notamment par un alourdissement des charges à 69,8 millions (+3,5%).
Du côté des recettes, le résultat net des opérations porteuses d’intérêt s’est étiolé de 4,0% à 73,8 millions. Banque WIR revendique néanmoins un niveau record dans le crédit, puisque le résultat brut a progressé de 2,1% à 75,6 millions. Le positionnement renforcé dans le segment des clients privés (...) nous permet - notamment dans le contexte toujours exigeant de la politique de taux de la BNS - de piloter avec succès la marge d’intérêts», affirme le directeur financier Mathias Thurneysen, cité dans le communiqué.
Face au tassement des revenus dans l’activité phare, les commissions ont permis à l’établissement de quelque peu relever la tête, le produit des métiers de gestion ayant bondi de 22,8% à 23,5 millions. Cette croissance est liée à celle de la société de technologie financière Viac, qui propose des solutions de prévoyance avec Banque WIR.
La somme au bilan a grappillé 2,0%, s’élevant à 6,74 milliards de francs au 31 décembre 2025. Les créances hypothécaires ont grossi de 2,8% à 5,08 milliards, tandis que les dépôts clientèle ont pris 2,2% à 4,75 milliards.
Aucune prévision financière n’est fournie pour 2026, la direction se limitant à adopter «une perspective prudemment positive dans un environnement toujours exigeant».