USA: moins de chômage et plus d’emplois créés qu’attendu en janvier

AWP/AFP

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Le rapport officiel annonce 130’000 créations de postes et un taux de chômage en recul à 4,3%. Les analystes en attendaient deux fois moins et un taux inchangé à 4,4%.

Le marché du travail américain s’est mieux porté qu'attendu en janvier avec 130'000 créations nettes d’emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%, selon le rapport officiel publié mercredi.

Les analystes pensaient que la première économie mondiale créerait autour de 55’000 emplois sur la période et que le chômage resterait inchangé à 4,4%, selon le consensus publié par MarketWatch.

Sans surprise, le président Donald Trump a rapidement salué des chiffres «EXCELLENTS, BIEN MEILLEURS QU’ATTENDU», sur sa plateforme Truth Social.

Le chef d’Etat, qui a promis un «nouvel âge d’or à l’Amérique», appelle depuis des mois à ne pas douter du bien-fondé de sa politique économique, qui repose largement sur le relèvement des droits de douane sur les produits importés, dans le but - notamment - de revitaliser l’industrie et l’emploi aux Etats-Unis.

Mais les bouleversements liés à ces surtaxes ont amené nombre d’entreprises à geler les embauches en 2025, selon des économistes. Le rapport du service statistique du ministère américain du Travail (BLS) publié mercredi comprend d’importantes révisions.

Ainsi, seules 181’000 créations nettes d’emplois ont eu lieu l’an dernier, contre 584’000 précédemment rapportées.

La publication du rapport, initialement programmée en fin de semaine dernière, a été reportée de quelques jours en raison d’une brève paralysie budgétaire (shutdown) qui a mis les employés du BLS au chômage technique.

En janvier, les emplois ont été créés dans la santé, le travail social et la construction, tandis que la finance et le gouvernement fédéral en ont détruit, selon le rapport.

Depuis son retour au pouvoir il y a un an, Donald Trump a poussé un grand nombre de fonctionnaires vers la sortie.

«Le gouvernement fédéral compte 327’000 employés en moins par rapport au plus haut atteint en octobre 2024, ce qui représente une baisse de 10,9%» des effectifs, est-il souligné.

«Bienvenu»

«Un taux de chômage de 4,3% montre que les gens continuent de trouver du travail et que l’économie n’est pas au bord de la récession», a déclaré à l’AFP l’analyste Sam Stovall, du cabinet CFRA.

«C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour les investisseurs», a-t-il pointé.

«D’un côté, cela nous éloigne considérablement du précipice de la récession, mais d’un autre, cela implique un décalage dans le temps de la prochaine baisse des taux» de la Réserve fédérale (Fed).

Si le chômage se maintient proche du plein-emploi, la banque centrale des Etats-Unis peut sereinement décider de privilégier la lutte contre l’inflation, toujours au-dessus de sa cible.

Après des «mois d’embauches anémiques», le rebond de janvier est «bienvenu» pour Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

Elle note toutefois que la concentration des créations «dans la santé (63%) et le travail social (32%)» est problématique,, les autres pans de l’économie étant beaucoup moins porteurs pour les travailleurs.

«Il faut, dit-elle dans une note, que les embauches repartent au-delà du secteur de la santé pour que tous les Américains ressentent la reprise économique.»

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