Les bourses mondiales évoluent en hausse lundi, à l’entame d’une semaine ponctuée par plusieurs publications statistiques majeures aux Etats-Unis, et après plusieurs séances boursières très volatiles en raison des inquiétudes suscitées par l’intelligence artificielle (IA).
Aux Etats-Unis, Wall Street, après une ouverture en léger recul, était dans le vert aux alentours de 17h10 GMT. Si le Dow Jones était quasi stable (+0,03%), le S&P 500 (+0,64%) et surtout le Nasdaq (+1,16%), l’indice à forte coloration technologique, marquaient une hausse plus affirmée.
Ce dernier signe donc la poursuite du rebond entamé en fin de semaine dernière: vendredi, le Nasdaq avait terminé en nette hausse de 2,18%, après trois séances consécutives de pertes et une semaine marquée par une vive volatilité.
Selon Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM, l’intelligence artificielle est «toujours un moteur» des échanges sur les marchés, bien que les investisseurs «temporisent» face à la difficulté d’identifier les véritables gagnants et perdants de l’avènement de l’IA.
«On souffle un peu. Certaines sociétés ont quand même beaucoup baissé ces derniers jours, et donc certains investisseurs sont tentés de se repositionner avec des achats à bon compte», explique de son côté à l’AFP Gilles Guibout, de BNP Paribas AM.
Les bourses européennes ont clôturé dans le vert, à l’issue d’une séance restée calme jusqu’à l’ouverture de Wall Street, dont le rebond, après une entame en baisse, a profité aux indices du Vieux Continent.
Paris a pris 0,60%, Francfort 1,19%, tandis que Londres s’est montrée plus timide (+0,16%). La Bourse de Milan a quant à elle bondi de 2,06%.
A l’agenda, les investisseurs se tourneront vers les Etats-Unis où des indicateurs économiques importants sont attendus. Mardi, le marché s’intéressera aux ventes au détail, mercredi, c’est la publication des chiffres de l’emploi qui retiendra l’attention et vendredi les données d’inflation.
«Je pense qu’il faut s’attendre à des chiffres de l’emploi légèrement inférieurs, ce qui est cohérent avec une forte croissance du PIB», a déclaré Kevin Hassett, principal conseiller économique de Donald Trump, en raison selon lui notamment de la hausse de la productivité.
«Si l’emploi ralentit, le scenario d’un assouplissement monétaire se renforce», note Guillaume Chaloin, pour qui la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) reste «un point central» de l’attention des marchés.
Le dollar en berne
Les déclarations pessimistes de M. Hassett ont eu pour effet de creusé les pertes du dollar face à l’euro, le billet vert ayant déjà entamé sa baisse après des informations de Bloomberg, selon qui les régulateurs chinois auraient conseillé aux institutions financières de limiter leurs détentions de bons du Trésor américain.
Vers 17H30 GMT, la monnaie unique européenne progressait de 0,71% par rapport au billet vert, à 1,1899 dollar pour un euro. Sur le marché de la dette, le rendement américain à dix ans évoluait en baisse, s’établissant à 4,20%, contre 4,21% à la clôture vendredi.
Le Gilt fait le yoyo
Son équivalent britannique, le Gilt, était quant à lui sous pression lundi, alors que le Premier ministre Keir Starmer était fragilisé par la démission de certains de ses proches à la suite du scandale Epstein-Mandelson.
Le rendement à l’échéance de dix ans a grimpé lundi à un plus haut depuis novembre, à plus de 4,59%, avant de redescendre à 4,53% vers 17h30 GMT, plus proche des 4,51% de la veille.
InPost dans le viseur de FedEx
Le géant de la livraison FedEx entend racheter, avec d’autres investisseurs, l’entreprise polonaise de livraison de colis InPost, propriétaire de Mondial Relay, pour 7,8 milliards d’euros, a-t-il annoncé lundi. Le contrat doit être finalisé au second semestre 2026.
Son action a bondi de 13,53%, à 15,10 euros.