BCE: coincée au milieu à 2%

Roelof Salomons, BlackRock Investment Institute

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La croissance est en quelque sorte «Goldilocks» pour la banque centrale. En parallèle, l’inflation s’oriente à la baisse et pourrait passer sous la barre des 2% en cas de nouvelle appréciation de l’euro.

Nous estimons que les conditions macroéconomiques actuelles justifient la décision de la BCE de maintenir ses taux directeurs à 2%. La croissance est en quelque sorte «Goldilocks» pour la banque centrale: ni en forte accélération, ni en phase de décrochage. En parallèle, l’inflation s’oriente à la baisse et pourrait passer sous la barre des 2% en cas de nouvelle appréciation de l’euro. Dans ce contexte, nous anticipons des taux directeurs durablement ancrés à 2% jusqu’en 2026.

Ce scénario nous paraît cohérent au regard des pressions haussières persistantes sur l’inflation liées aux contraintes d’offre, ainsi que d’une politique budgétaire légèrement plus expansionniste, en particulier avec l’accélération des dépenses publiques en Allemagne. Par ailleurs, les entreprises ont commencé à investir dans l’IA, ce qui constitue un soutien potentiel supplémentaire à la croissance.

Le consensus de marché reste relativement étroit, misant sur une croissance marginalement meilleure et une désinflation progressive, ce qui incite les investisseurs à rester vigilants face aux risques de surprise. Nous conservons une position neutre sur les actions et les obligations souveraines européennes, avec une préférence pour le crédit européen par rapport à ses homologues américains. A nos yeux, des opportunités sélectives existent dans les secteurs financiers, des infrastructures et de la pharmacie en Europe, soutenues par des valorisations attractives, un virage plus pro-croissance des politiques économiques et l’adoption croissante de l’IA.

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