Métaux précieux: la correction se poursuit sur l’or et l’argent

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A 13h15, le prix de l’once d’or s’affaisse de 2,4% à 4770 dollars et celui de l’once d’argent de 2,1% à 82,71 dollars.

Les métaux précieux débutaient la nouvelle semaine comme ils avaient bouclé la précédente: en grande marche arrière. Les analystes lient le phénomène à la désignation vendredi d’un futur président de la Réserve fédérale américaine (Fed) perçu comme plus favorable que son prédécesseur à un durcissement de la politique monétaire de la première économie mondiale.

La pause dans une escalade pratiquement ininterrompue des cours depuis deux ans semblait en outre avoir sonné pour les spéculateurs l’heure de la prise de bénéfices.

A 13h15, le prix de l’once d’or s’affaissait de 2,4% à 4770 dollars et celui de l’once d’argent de 2,1% à 82,71 dollars. Le prix du métal jaune avait marqué la semaine précédente un plus haut historique à 5598,04 dollars l’once, quand son pendant blanc avait inscrit un record à plus de 121 dollars l’once.

UBS, qui avait récemment relevé sa prévision pour le prix de l’or à 6'200 dollars d’ici l’été, maintient cette estimation nonobstant une consolidation anticipée dans l’immédiat entre 4'500 et 4'800 dollars. Avec deux nouvelles baisses de taux attendues cette année, «la politique de la Fed ne devrait pas changer à court terme, ce qui a historiquement marqué la fin des marchés haussiers pour l’or».

Les experts de la banque aux trois clés se montrent plus sceptiques concernant l’argent. «Sa volatilité quotidienne n’avait pas été observée depuis près d’un demi-siècle.» Selon eux, le facteur clé à surveiller sera l’Asie, en particulier la Chine, afin d’évaluer si les prix peuvent se stabiliser.

«Les incertitudes géopolitiques et économiques, ainsi que les préoccupations relatives à l’indépendance de la Fed, ont renforcé l’attrait de l’or et de l’argent comme valeurs refuge. Les achats spéculatifs ont encore amplifié la hausse et intensifié la vente massive à mesure que le sentiment s’inversait», note les analystes de Trading Economics.

Pour Dominik Sperzel de chez Heraeus, une fois la première impulsion due aux spéculations sur la nomination à la présidence de la Fed passée, «ce sont surtout les augmentations de marge à court terme et les stratégies de négoce automatisées qui ont exercé une pression supplémentaire à la vente».

Selon son confrère de Deutsche Bank, Michael Hsueh, cette correction n’annonce pas de changement durable. Il réitère l’objectif de 6'000 dollars l’once d’or.

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