Glencore a extrait davantage de charbon mais moins de cuivre

AWP

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Le groupe anticipe au titre de 2025 pour son activité de négoce un résultat opérationnel (Ebit) au point médian d’une fourchette de 2,3 à 3,5 milliards de dollars.

Le géant zougois de matières premières Glencore a extrait l’an dernier plus de charbon, mains moins de cuivre. Le groupe, qui a rouvert les discussions en vue d’une éventuelle fusion avec son concurrent britannique Rio Tinto, anticipe au titre de 2025 pour son activité de négoce un résultat opérationnel (Ebit) au point médian d’une fourchette de 2,3 à 3,5 milliards de dollars.

Les volumes annuels pour les principales matières premières ont atteint les objectifs visés pour une 2e année consécutive, indique jeudi Glencore. Le groupe zougois, coté à la Bourse de Londres, note avoir tiré profit de la simplification récente de ses structures opérationnelles, stabilisant ainsi l’ensemble de son portefeuille d’actifs.

Sur l’année, la production de cuivre issue des propres sources du groupe s’est établie à 851’600 tonnes, en repli de 11% sur douze mois. Glencore explique le tassement du fait de teneurs plus faibles et de récupérations réduites liées au séquencement minier dans plusieurs opérations majeures en Amérique du Sud. À l’inverse, la production de zinc a crû de 7% à 969’400 tonnes, portée notamment par la montée en puissance des sites d’Antamina et de McArthur River.

La production de charbon sidérurgique s’est envolée de pas loin des deux-tiers (+63%) à 32,5 millions de tonnes, reflet de l’intégration de l’entreprise Elk Valley Resources (EVR) acquise en 2024. Celle de charbon énergétique a en revanche fléchi de 2% à 98 millions de tonnes, conséquence des coupes volontaires dans l’activité de Cerrejón, alors que les affaires australiennes ont progressé.

Discussions avec Rio Tinto

Evoquant la rentabilité de ses activités marketing cette année, Glencore continue d’anticiper un résultat d’exploitation (Ebit) ajusté de 2,3 à 3,5 milliards de dollars. S’agissant de 2026, Glencore vise une production de cuivre comprise entre 810’000 et 870’000 tonnes, de zinc entre 700’000 et 740’000 tonnes, de nickel entre 70’000 et 80’000 tonnes, de charbon sidérurgique entre 30 et 34 millions de tonnes et de charbon énergétique entre 95 et 100 millions de tonnes.

En début d’année, Glencore a indiqué avoir rouvert des discussions avec Rio Tinto pour une éventuelle fusion. Le cas échéant, les deux géants pourraient regrouper certaines ou l’ensemble de leurs unités. Il y a un an déjà, les multinationales avaient eu des contacts en vue d’un regroupement, mais sans résultat.

Dans le cas où les conseils d’administrations s’accorderaient sur les termes d’une fusion, Rio Tinto présenterait une offre de rachat à Glencore. Ce dernier avait souligné qu’il n’y a aucune garantie qu’une transaction soit effectivement conclue. Selon les règles britanniques sur les reprises, Rio Tinto a désormais jusqu’au 5 février à 17 heure pour présenter une offre de rachat de Glencore ou déclarer qu’il n’est pas intéressé.

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