L’écart entre les taux d’intérêt français et allemand se réduit

AWP

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Le «spread» franco-allemand est monté jusqu’à plus de 0,87 point de pourcentage dans les mois suivant cette décision, alors qu’il évoluait autour de 0,50 point auparavant.

L’écart entre le taux d’intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand, baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, se réduit vendredi, alors que la perspective d’une adoption d’un budget pour 2026 se rapproche.

Cet écart, dit «spread», est passé sous la barre des 0,60 point de pourcentage vendredi, à 0,59 point vers 14h30, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point.

Terminer la séance sous les 0,60 point serait une première depuis juin 2024, quand Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, provoquant une instabilité politique et budgétaire majeure dans le pays et un bond des taux d’intérêt français.

Le «spread» franco-allemand est ainsi monté jusqu’à plus de 0,87 point de pourcentage dans les mois suivant cette décision, alors qu’il évoluait autour de 0,50 point auparavant.

Au fur et à mesure des changements de gouvernements en France, le taux français à échéance dix ans est même passé en septembre au-dessus de son équivalent italien, longtemps considéré comme un mauvais élève en Europe.

L’écart se réduit depuis le début de la semaine, car l’utilisation par le Premier ministre Sébastien Lecornu de l’article 49-3, et le refus de censure de la droite et du PS, devraient permettre d’adopter un budget pour 2026, après plusieurs mois de discussions.

«Cela offre une forme de visibilité pour quelques temps» et «cela peut rassurer les investisseurs étrangers, même si le passage se fait en force», relève Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France, interrogé par l’AFP.

Par ailleurs, «le taux allemand augmente dans le même temps», relève-t-il, ce qui contribue à réduire l’écart.

Longtemps chantre de la rigueur budgétaire, la première économie européenne a lancé un plan d’endettement public pour moderniser ses infrastructures et son armée, sous l’impulsion de son chancelier Friedrich Merz, ce qui fait monter ses taux.

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