Les prix du marché immobilier suisse toujours en hausse en dépit des aléas

AWP

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Les acheteurs ont payé leurs biens immobiliers en moyenne 1,2% plus cher qu’au trimestre précédent.

Le marché immobilier suisse a poursuivi sa tendance à la hausse au quatrième trimestre 2025 malgré le ralentissement économique, selon l’indice des prix de l’immobilier privé CIFI. Les acheteurs ont payé leurs biens immobiliers en moyenne 1,2% plus cher qu’au trimestre précédent.

Sur le marché des appartements en copropriété, les prix ont augmenté de 1,3%, soit légèrement plus que pour les maisons individuelles (+1,2%). Et sur l’ensemble de l’année 2025, le marché immobilier résidentiel a enregistré une hausse des prix de 3,7% par rapport à l’année précédente 2024 (+2,7%). «La dynamique des prix s’est donc à nouveau sensiblement accélérée», constate le cabinet de conseil immobilier, filiale de Swiss Marketplace Group (SMG).

La tendance positive des prix se poursuit également pour les immeubles de rendement, comme le montre l’analyse des transactions de gré à gré d’immeubles collectifs et de biens à usage mixte. Au quatrième trimestre 2025, l’indice des prix de l’immobilier d’investissement CIFI affiche une hausse de 1,2%. «Sur une base annuelle, la propension à payer pour les investissements immobiliers directs a ainsi augmenté de 3,0%, soit une progression nettement plus forte qu’en 2024 (+1,1%)».

Le cabinet observe que l’optimisme qui règne sur le marché immobilier suisse est principalement tempéré par des difficultés liées à la croissance, et cite à cet égard la pénurie de logements et la baisse de l’accessibilité. «Des signes évidents de ralentissement sont observables dans l’ensemble de l’économie: le produit intérieur brut a baissé de 0,5% au troisième trimestre, alors que dans le même temps, le nombre de demandeurs d’emploi a fortement augmenté et le secteur manufacturier continue de supprimer des emplois.»

Il mentionne également l’accord provisoire avec les Etats-Unis sur les droits de douane, qui «n’a en outre nullement dissipé l’incertitude à long terme qui pèse sur les conditions commerciales et la planification de l’implantation, et continue de peser sur les entreprises» ainsi que la valeur toujours élevée du franc.

La baisse des besoins en main-d’oeuvre se traduit en outre «par une immigration nette nettement plus faible que les années précédentes», note CIFI. «Toutefois, tant que le secteur des services compensera les pertes d’emplois dans l’industrie, les éventuels effets négatifs sur la demande de logements, de bureaux et de locaux commerciaux devraient rester gérables. Mais là encore, il y a des exceptions: dans le secteur financier, qui a traditionnellement des besoins élevés en surfaces de bureaux, environ 6000 emplois ont été supprimés entre janvier et septembre 2025. Une perte d’emplois est également observée chez les prestataires de services informatiques ainsi que dans la recherche et le développement.»

L’année en cours montrera s’il s’agit de corrections à court terme ou des signes d’un ralentissement économique à long terme. Pour l’heure, les chiffres de CIFI sur l’évolution des prix «montrent que le marché immobilier n’est pour l’instant perturbé ni par les indicateurs conjoncturels ni par les indicateurs politiques. Au contraire, il continue de bénéficier de l’effet favorable des taux d’intérêt bas, confirmé par le maintien du taux d’intérêt à 0,0% par la Banque nationale suisse en décembre 2025».

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