La Chine a promis mardi des mesures «fortes» pour stimuler d’ici 2030 la consommation intérieure, très modeste ces dernières années en raison notamment des difficultés du secteur immobilier et des pressions démographiques.
Portée par des exportations record, la deuxième économie mondiale a connu une croissance de 5% l’an dernier, selon des données officielles publiées lundi, atteignant ainsi l’objectif officiel qui avait été fixé par le gouvernement.
Ce taux de croissance masque toutefois la faiblesse persistante de la confiance des consommateurs, qui ne montre aucun signe d’amélioration à court terme, selon nombre d’économistes.
Le nouveau plan quinquennal chinois pour la période 2026-2030, en cours d’élaboration et dont l’adoption est prévue en mars, prévoira des mesures pour faire face à ce problème, ont assuré mardi de hauts responsables lors d’une conférence de presse.
«L’économie est actuellement confrontée au déséquilibre entre une offre robuste et une demande faible», a affirmé Wang Changlin, vice-directeur de la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), le principal organe de planification économique en Chine.
La commission va élaborer un «plan de mise en oeuvre pour la stratégie d’expansion de la demande intérieure pour 2026-2030. Il s’agit de créer une nouvelle demande par une nouvelle offre et d’apporter des mesures innovantes fortes», a-t-il souligné.
Une crise de la dette dans l’immobilier, qui a entraîné une chute des prix, a découragé ces dernières années les acheteurs potentiels d’investir dans la pierre. Un phénomène qui a des répercussions sur plusieurs pans de l’économie chinoise.
La démographie aggrave la situation, avec une population vieillissante et en déclin, ce qui assombrit les perspectives de rebond de la consommation.
Plusieurs données économiques récentes viennent confirmer l’ampleur du défi auquel sont confrontés les pouvoirs publics.
En décembre, les ventes au détail n’ont ainsi progressé que de 0,9% sur un an, selon des chiffres officiels publiés lundi.
Il s’agit du rythme le plus faible depuis fin 2022, lorsque la Chine sortait de sa stricte politique sanitaire dite du «zéro Covid», qui avait freiné son économie.