Le cours des métaux précieux pâtissent jeudi de l’apaisement des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, l’argent étant davantage plombé car l’administration américaine s’est abstenue d’appliquer pour le moment des droits de douane sur les minéraux critiques.
Sur le plan géopolitique, «des nouvelles encourageantes ont entraîné un repli des matières premières qui avaient bénéficié d’afflux de capitaux vers des valeurs refuges», déduit Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
L’Iran a annoncé jeudi que le manifestant, Erfan Soltani, dont le sort inquiète Washington et les défenseurs des droits humains, ne serait pas condamné à mort après sa récente arrestation.
Face aux informations sur la répression brutale menée par les autorités, Donald Trump avait brandi des menaces répétées d’intervention militaire.
Mercredi, le président américain a cependant affirmé avoir été informé «par des sources très importantes» que «les tueries ont pris fin» et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement «pas lieu».
«On observera ça et on verra quelle est la suite», a-t-il ajouté à propos d’une éventuelle action militaire.
Vers 10h45 GMT (11h45 à Paris), l’or refluait de 0,16%, à 4619,20 dollars, après sa série de records poussés par le risque géopolitique, le dernier en date remontant à mercredi, à 4642,98 dollars l’once.
Après avoir franchi un nouveau sommet dans la nuit, à 93,7515 dollars l’once, l’argent s’est effondré jusqu’à -7,3%. Il atténuait ensuite sa chute, redescendant aussi, de 2,15% à 91,1590 dollars l’once.
Les opérateurs réagissaient au fait que «les Etats-Unis n’ont pas imposé de droits de douane sur les importations de minéraux critiques», abonde Neil Wilson, de Saxo Markets, une crainte qui soutenait le prix de l’argent depuis plusieurs semaines.
Dans une proclamation publiée mercredi, à la suite d’une enquête du département du Commerce américain, Donald Trump a dit préférer négocier des accords par pays afin de «garantir aux Etats-Unis des approvisionnements suffisants en minéraux critiques».
Mais le document mentionne «qu’il pourrait être judicieux d’imposer des restrictions à l’importation, telles que des droits de douane, si aucun accord satisfaisant n’est conclu dans un délai raisonnable».
De son côté, vers 10h45 GMT, le billet vert grappillait 0,05% à la monnaie unique européenne, à 1,1638 dollar pour un euro, peu affecté par des données américaines mitigées pour le mois de novembre dévoilées la veille.
Les marchés attendent aussi toujours cette semaine la décision de la Cour suprême américaine, qui pourrait juger illégale une partie des droits de douane imposés par Donald Trump.