Le dollar souffre des nouvelles menaces contre la Fed, or et argent montent

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Vers 21h, le dollar perd 0,30% face à la monnaie unique européenne, à 1,1673 dollar pour un euro, et 0,44% face à la devise britannique, à 1,3464 dollar pour une livre sterling.

Le dollar est à la peine lundi, miné par des inquiétudes sur l’indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed) après des menaces judiciaires de la Maison Blanche, poussant l’or et l’argent à de nouveaux sommets.

Il règne «une crainte renouvelée d’une intervention politique dans la trajectoire de la Fed», résume auprès de l’AFP Eric Theoret, de Scotiabank.

Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a annoncé dimanche que l’institution était visée par une procédure du ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales à son encontre.

Cela s’inscrit, selon lui, dans le climat de pression exercé par Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus lourdement ses taux.

L’assouplissement monétaire d’une économie est de nature à plomber le cours de sa devise, qui devient alors moins attractive.

Dans ce contexte, vers 20H00 GMT, le dollar perdait 0,30% face à la monnaie unique européenne, à 1,1673 dollar pour un euro, et 0,44% face à la devise britannique, à 1,3464 dollar pour une livre sterling.

«La semaine ne commence pas bien pour l’image du +Buck+ (l’un des surnoms de la monnaie américaine, ndlr), réputé pour sa fiabilité», observent les analystes de Monex USA.

D’autres valeurs refuges profitaient de ces incertitudes, à l’image du franc suisse, de l’or et de l’argent.

Après avoir dépassé son plus haut historique dans la nuit, l’or a été propulsé lundi à un nouveau record, à plus de 4.630 dollars l’once. Vers 20H00 GMT, le métal jaune s’affichait en hausse de 2,29%.

L’argent a aussi franchi un sommet lundi, à plus de 85 dollars l’once, et continuait dans la foulée de grimper, de 7,25%.

Seul le yen s’affichait en baisse par rapport au billet vert (-0,16%).

«Tout comme Donald Trump», la nouvelle Première ministre du Japon mais la pression sur la banque centrale du pays, remarque Eric Theoret.

Sanae Takaichi a annoncé en novembre un plan massif de relance économique de plus de 100 milliards d’euros face à la vie chère, financé par un budget supplémentaire au prix d’un alourdissement de la dette déjà pharaonique du pays.

Des taux plus bas rendraient moins onéreux le remboursement de la dette nationale.

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