La durcissement de la réglementation envers les banques suisses porterait préjudice à la fois à la place financière et à l’économie, selon la faîtière Economiesuisse qui parle du risque d’un nouveau «Swiss finish».
«La déduction intégrale des participations étrangères des fonds propres de base durs proposée par le Conseil fédéral constitue une solution disproportionnée qu’aucun autre pays ne prévoit sous une forme aussi étendue», dénonce l’association dans une prise de position lundi.
Un durcissement non coordonné à l’échelle internationale réduirait la capacité des banques à octroyer des crédits et renchérirait ces derniers ainsi que d’autres services financiers, prévient encore l’organisation.
Le projet du Conseil fédéral est jugé «excessif, incompatible à l’échelle internationale, inutile et représenterait un poids supplémentaire pour l’économie suisse».
Le cadre «too big to fail» (TBTF) est important, selon la faîtière qui demande toutefois un ciblage de la réglementation et l’examen d’alternatives à la déduction intégrale des fonds propres de base durs.
Fin septembre, le Conseil fédéral a ouvert la consultation sur la «Lex UBS», une modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres qui aurait pour effet de soumettre le géant bancaire à des exigences plus sévères en matière de capitaux. La période de consultation s’est achevée le 9 janvier.