L’inflation ralentit nettement la cadence en 2025

AWP

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L’inflation a accéléré en moyenne de 0,2% en 2025, après une hausse de 1,1% l’année précédente, a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les prix à la consommation ont marqué le pas l’année dernière en Suisse, l’accélération des loyers ayant notamment été compensée par une baisse des coûts de l’énergie. Cette tendance devrait inciter la Banque nationale suisse (BNS) à privilégier le statu quo monétaire.

L’inflation a accéléré en moyenne de 0,2% en 2025, après une hausse de 1,1% l’année précédente, a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS) jeudi dans un communiqué.

Le renchérissement sur l’exercice écoulé a été porté par les loyers, les matières premières alimentaires comme le café et le chocolat, ainsi que les prix des restaurants. A l’opposé, les tarifs de l’électricité, de l’essence, des médicaments et des voitures d’occasion ont reculé, ont énuméré les statisticiens fédéraux.

Pour le seul mois de décembre, l’inflation a été nulle par rapport au mois précédent. Sur un an, elle a par contre accéléré de 0,1%. Alors que les prix des produits locaux ont légèrement augmenté, ceux des denrées importées ont reculé grâce aux effets de change favorables du franc.

Les économistes interrogés par l’agence AWP tablaient sur un indice des prix à la consommation (CPI) entre 0,0% et 0,2% sur un an en décembre. La variation mensuelle était attendue entre -0,1% et +0,1%.

«L’inflation a été très faible en 2025. La baisse des prix importés et de l’énergie a compensé les prix des biens et services domestiques, notamment le coût du logement», a analysé Jean-Eudes Clot, stratégiste financier de la Banque cantonale vaudoise, auprès de l’agence AWP.

Vers une légère accélération de l’inflation

Pour Valérie Lemaigre, économiste à la Banque cantonale de Genève, «sans l’alimentaire et l’énergie, l’inflation reste proche de 0,5%» en décembre, niveau déjà enregistré en décembre 2024».

Les prix devraient repartir de l’avant, selon les experts des deux banques cantonales et revenir autour de 0,5% d’ici la fin de l’année.

Dans ce contexte de faible inflation, les spécialistes s’attendent à ce que la BNS observe le statu quo au niveau du taux directeur. «Il faudrait un choc déflationniste manifeste pour que la BNS se décide à réinstaurer un taux directeur négatif avec tout ce que cela implique notamment pour le secteur financier et les épargnants. A cet égard, les deux facteurs critiques à surveiller sont la croissance européenne et la mise en oeuvre du plan de relance allemand», a estimé M. Clot.

Mme Lemaigre table quant à elle «sur une politique monétaire des taux d’intérêt stable pour l’année 2026», cette dernière «étant accommodante dans une contexte économique encore incertain».

Lors de sa précédente réunion en décembre dernier, l’institut d’émission suisse avait conservé son taux directeur à 0%. Sa prochaine décision de politique monétaire est agendée au 19 mars.

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