Le yen épargné par les tensions sino-japonaises, le dollar patiente

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Vers 11h40, la monnaie nippone gagne 0,10% par rapport à la devise américaine, à 156,48 yens pour un dollar.

Le yen progressait modestement mercredi, malgré l’annonce de restrictions commerciales chinoises sur le Japon. Le dollar faisait lui du surplace avant une première salve de données sur l’emploi américain.

Vers 11h40, la monnaie nippone gagnait 0,10% par rapport à la devise américaine, à 156,48 yens pour un dollar. La Bourse de Tokyo s’est repliée après que la Chine a annoncé renforcer les contrôles sur les exportations à double usage civil et militaire vers le Japon. La mesure pourrait inclure des terres rares, composants cruciaux pour de nombreuses industries, de l’automobile à l’énergie. Or le pays est dépendant de Pékin pour 70% de ses importations de terres rares.

Cette décision intervient après une aggravation des tensions entre les deux pays après que la cheffe du gouvernement japonais Sanae Takaichi a suggéré début novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan, île dont la Chine revendique la souveraineté. En plus du possible impact négatif sur l’économie japonaise, «une détérioration continue des relations (avec la Chine, ndlr) pourrait inciter la Banque du Japon à la prudence avant de relever à nouveau ses taux» d’intérêt, relève Derek Halpenny, de MUFG.

Mais la faiblesse du yen pourrait toujours inciter la BoJ à de nouvelles hausses de taux pour le soutenir. En parallèle, le coût de la dette japonaise grimpe en raison du risque associé aux lourdes dépenses prévues par le pays et à sa situation économique périlleuse.

Le rendement des obligations japonaises à 30 ans a ainsi atteint «un niveau record», ce qui peut «raviver l’appétit des investisseurs» pour le yen, selon l’analyste de MUFG.

Les cambistes évitent aussi des prises de positions trop radicales avant la publication plus tard dans la séance de l’enquête d’ADP/Stanford Lab sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en décembre, qui précèdera le rapport du département du Travail américain, attendu vendredi.

Mercredi, le billet vert était stable (-0,03%) par rapport à l’euro, à 1,1693 dollar, et totalement atone face à la livre sterling, à 1,3501 dollar. La monnaie unique se montre impassible face à la publication de l’inflation dans la zone euro, redescendue à 2% sur un an en décembre, juste au niveau de l’objectif de la Banque centrale européenne.

Après avoir bondi lundi dans la foulée de l’intervention militaire américaine au Venezuela, et malgré les intentions affichées de Donald Trump d’acquérir le Groenland, l’or et l’argent reculent de leur côté mardi.

Les métaux précieux sont plombés «en partie par des prises de bénéfices», estime Emma Wall, d’Hargreaves Lansdown.

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