Le billet vert patauge, le dollar canadien poussé par l’emploi

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Vers 19h, le dollar ne grappille que 0,03% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1641 dollar pour un euro, et est parfaitement stable vis-à-vis de la devise britannique, à 1,3327 dollar pour une livre.

Le dollar américain faisait du surplace vendredi, peu ébranlé par la publication décalée de l’inflation américaine pour le mois de septembre, tandis que le dollar canadien profitait d’un rapport sur l’emploi encourageant.

Vers 18H00 GMT, le billet vert ne grappillait que 0,03% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1641 dollar pour un euro, et était parfaitement stable vis-à-vis de la devise britannique, à 1,3327 dollar pour une livre.

Les cambistes digèrent vendredi la publication de l’indice d’inflation américain PCE pour le mois de septembre, retardée à cause de la longue paralysie budgétaire («shutdown») de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.

A 2,8% sur un an contre 2,7% en août, l’inflation s’éloigne encore de la cible de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui est de 2%.

L’inflation sous-jacente (hors prix de l’énergie et de l’alimentation) a, elle, légèrement ralenti à 2,8% en glissement annuel, contre 2,9% le mois précédent.

Si ces chiffres sont globalement conformes aux attentes, ils «sont vieux de près de trois mois», remarque auprès de l’AFP Marc Chandler, de Bannockburn Capital Markets.

Selon l’analyste, ces données ne viennent donc pas «changer» les attentes des marchés, selon lesquelles «la banque centrale américaine (Fed) baissera ses taux la semaine prochaine».

Les intervenants attendent toujours massivement une nouvelle réduction des taux d’un quart de point à l’issue de la réunion de la Fed le 10 décembre, ce qui constituerait la troisième détente consécutive.

L’assouplissement de la politique monétaire d’un pays est de nature à plomber sa monnaie. Au contraire, un resserrement peut soutenir une devise.

Ainsi, «le dollar canadien est aujourd’hui de loin la monnaie la plus recherchée», relève M. Chandler.

En cause: «un rapport sur l’emploi canadien étonnamment solide (...) a contribué à renforcer les anticipations d’une hausse des taux de la Banque du Canada d’ici la fin 2026», écrivent, dans une note, les analystes de Scotiabank.

Le Canada a créé 53'600 emplois en novembre, alors que les analystes tablaient au contraire sur un recul de 5000 emplois.

Surtout, «le taux de chômage a captivé le marché», explique M. Chandler. Ce dernier est ressorti à 6,5%, alors que le marché attendait 6,9%.

Le dollar canadien avançait de 0,86% par rapport à son homologue américain.

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