Les entreprises suisses font face à un paysage de risques unique en 2025

Communiqué, Aon

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Aon annonce aujourd’hui les résultats suisses de son sondage mondial sur la gestion des risques 2025.

Dixième édition depuis 2007, cette enquête met en lumière le fait que les entreprises évoluent dans une ère de bouleversements accélérés, où l’incertitude géopolitique et le changement technologique redéfinissent le paysage mondial des risques.

Les cyber-attaques restent en tête des risques actuels pour les conseils d’administration suisses, conformément aux résultats mondiaux et de la région EMEA. Alors qu’autrefois les interruptions d’activité étaient principalement causées par des incendies et des événements naturels, elles sont aujourd’hui majoritairement dues à des cyberattaques. Cela souligne que la cybersécurité doit rester une priorité stratégique centrale: une seule faille peut perturber les opérations, éroder la confiance des clients et entraîner d’importantes conséquences financières et réglementaires.
La volatilité géopolitique a gagné en importance, se classant encore plus haut en Suisse (n°3) que dans la région EMEA (n°5) ou au niveau mondial (n°9). Cela reflète une sensibilité accrue à l’instabilité internationale, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à l’impact des évolutions des relations commerciales sur l’économie suisse, axée sur l’exportation.

La fluctuation du taux de change et l’incapacité à innover/répondre aux besoins des clients sont des préoccupations spécifiquement suisses, figurant dans le top 10 national mais pas dans les listes EMEA ou mondiales. L’importance du risque de change met en évidence l’intégration profonde de la Suisse dans les marchés mondiaux et les défis posés par la volatilité monétaire. L’accent mis sur l’innovation souligne la tradition de leadership technologique du pays et la nécessité de rester en avance dans un environnement commercial en évolution rapide.

Le changement climatique fait également son entrée dans le top 10 des risques en Suisse, soulignant une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et la nécessité d’une stratégie d’entreprise durable.

En regardant vers l’avenir, la volatilité géopolitique est classée comme le risque n°1 à venir en Suisse. Cela reflète une inquiétude accrue concernant l’instabilité internationale, les conflits régionaux et leur impact sur l’économie et les chaînes d’approvisionnement suisses. Le changement climatique figure parmi les trois principaux risques futurs pour la Suisse, alors qu’il n’apparaît pas dans le top cinq mondial. Cela met en évidence une forte conscience locale des enjeux environnementaux et de durabilité. À noter, l’absence dans le top cinq suisse des risques futurs de la «concurrence accrue» et du «risque lié au prix des produits de base / à la rareté des matériaux présents dans la liste mondiale. La Suisse accorde ainsi une plus grande importance aux risques climatiques et géopolitiques. L’Intelligence artificielle est le plus grand «bond» dans la catégorie des risques futurs pour l’Europe, entrant dans le top 10 EMEA et gagnant neuf places dans l’enquête 2025. C’est une divergence notable: alors que les organisations EMEA s’inquiètent de plus en plus de l’Intelligence artificielle comme risque futur, les répondants suisses ne l’ont pas encore placée parmi leurs principales préoccupations.

Les organisations européennes continuent de renforcer leur gouvernance et leur gestion des risques, 62% des entreprises disposant d’un comité du conseil dédié à la gestion des risques. De même, 67% des entreprises européennes disposent désormais d’un département dédié à la gestion des risques (comblant l’écart avec le Royaume-Uni à 75% et l’Amérique du Nord à 76%).

Top 10 des risques actuels en Suisse en 2025:

  1. Cyber-attaques/violation de données
  2. Ralentissement économique/relance lente
  3. Volatilité géopolitique
  4. Interruption d’activité
  5. Défaillance de la chaîne d'approvisionnement ou de distribution
  6. Risque lié au prix des produits de base/à la rareté des matériaux
  7. Changements réglementaires/législatifs
  8. Fluctuation du taux de change
  9. Incapacité à innover/répondre aux besoins des clients
  10. Changement climatique
  11. Flux de trésorerie/Risque de liquidité

Principaux enseignements du rapport suisse:

  1. Les risques cyber et d’interruption d’activité sont de plus en plus liés, l’Intelligence artificielle et les ransomwares amplifiant les vulnérabilités opérationnelles.
  2. La volatilité géopolitique et les perturbations des chaînes d’approvisionnement redéfinissent les flux commerciaux et les stratégies d’investissement en Suisse.
  3. La fluctuation des taux de change et le risque d’innovation sont plus marqués en Suisse que dans le reste de l’EMEA, reflétant le profil économique unique du pays et la force du franc suisse.
  4. Le changement climatique figure également dans le top 10, soulignant la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et la nécessité de stratégies d’entreprise durables.
  5. Les organisations qui intègrent la résilience au coeur de leur stratégie sont mieux préparées à gérer l’incertitude et à transformer les défis en opportunités de croissance.

«Les entreprises suisses font face à un paysage de risques à la fois global et résolument local», déclare Raphael Schmid, Chief Commercial Officer, Aon Suisse. «Si les risques cyber et géopolitiques sont partagés à travers l’Europe, l’exposition de la Suisse à la volatilité des devises et son accent sur l’innovation la distinguent. Les organisations qui gèrent ces risques de manière proactive et intègrent la résilience dans leur stratégie seront les mieux placées pour prospérer dans une ère d’incertitude.»

Entre réalignements commerciaux, nouveaux tarifs et bouleversements liés à l’Intelligence artificielle, les organisations doivent composer avec un environnement volatil qui remet en question les cadres de gestion des risques traditionnels. Pourtant, au cœur de ces bouleversements se trouvent des opportunités. Les organisations qui repensent leur approche du risque – en le considérant non comme un simple exercice de conformité mais comme un levier stratégique – sont mieux placées pour s’adapter et se développer.

L’Enquête mondiale sur la gestion des risques d’Aon recueille les points de vue de près de 3000 responsables des risques, dirigeants et cadres de 63 pays et 16 secteurs, dans des entreprises publiques et privées de toutes tailles.

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