Marchés en Asie: les indices piquent du nez, prudence sur la tech et la Fed

AWP

2 minutes de lecture

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei s’est replié en clôture de 1,74% à 51’497,20 points, et l’indice élargi Nikkei de 0,65% à 3310,14 points.

Les Bourses asiatiques ont reculé de concert mardi, minées par un regain de prudence notamment concernant la politique de la Fed, tandis que le pétrole s’enfonce sur fond de craintes persistantes de surabondance de l’offre après la décision de l’Opep+.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei s’est replié en clôture de 1,74% à 51’497,20 points, et l’indice élargi Nikkei de 0,65% à 3310,14 points.

Séoul a lâché 2,37%, Sydney 0,91%, Taipei 077% ; et l’indice hongkongais Hang Seng perdait 0,91% vers 06H35 GMT.

Dans le sillage de Wall Street, les valeurs tech restent certes résilientes, notamment à Tokyo --où les firmes liées aux semiconducteurs ont grimpé, à l’image de Renesas (+1,17%) ou Tokyo Electron (+1,78%), mais elles ont néanmoins largement réduit leurs gains au fil des échanges.

La Bourse new-yorkaise avait donné le ton lundi, tiraillée entre «un enthousiasme toujours accru pour l’intelligence artificielle et les valeurs tech» et «des «valeurs cycliques» en berne «pénalisées par une contraction plus forte qu’attendu de l’activité manufacturière aux Etats-Unis», note Kyle Rodda, analyste de Capital.com.

Alors que l’actualité semble «relativement calme» après une semaine précédente «marquée par d’importants développements commerciaux, géopolitiques» avec la visite du président américain Donald Trump en Asie, et de nombreux résultats d’entreprises, les investisseurs reprennent leur souffle, a-t-il ajouté.

L’incertitude entourant les perspectives de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et les résultats de Palantir, spécialiste américain de l’analyse des données et de l’IA, ont par ailleurs entretenu la prudence des investisseurs.

Palantir Technologies a relevé ses prévisions de chiffre d’affaires annuel et dépassé les attentes au troisième trimestre, mais son cours a reculé dans les échanges électroniques après clôture en raison des inquiétudes concernant sa valorisation très élevée.

Par ailleurs, «la divergence des opinions (parmi les gouverneurs de la Fed) renforce l’évaluation de son président Jerome Powell selon laquelle une nouvelle hausse des taux en décembre n’est pas une évidence, le manque de données ajoutant à la nécessité d’attendre avant de prendre une décision: lorsqu’on conduit dans le brouillard, il vaut mieux ralentir», commente Rodrigo Catril, de la National Australia Bank.

Le yen regagne du terrain, un oeil sur Takaichi

Vers 07h00 GMT, la monnaie japonais gagnait 0,39% à 153,62 yens pour un dollar.

La devise a reculé au moment d’un discours de la Première ministre nippone Sanae Takaichi où celle-ci a rappelé son objectif de muscler les recettes fiscales du pays.

Avant de rebondir, la dirigeante ayant ensuite déclaré que le Japon était «à mi-chemin» dans son objectif d’atteindre une inflation stable accompagnée de hausses salariales --signal d’encouragement pour la politique de resserrement monétaire très progressif de la banque centrale nippone.

Pétrole sous pression, digérant l’Opep+

Le marché pétrolier piquait du nez, digérant la décision prise dimanche par les pays exportateurs de l’Opep+ de remonter encore une fois leurs quotas de production avant une pause au premier trimestre 2026.

Dans un premier temps, les prix du baril avaient d’abord monté, signe d’un certain soulagement sur la pause prévue.

«Comme les mois précédents, l’augmentation effective de la production devrait ne représenter qu’une fraction de l’augmentation des quotas, certains Etats membres ayant atteint leur capacité maximale et d’autres mettant encore en oeuvre des réductions compensatoires pour une surproduction antérieure», explique par ailleurs Giovanni Staunovo, d’UBS.

Pour autant, les inquiétudes sur une surabondance d’or noir sur le marché mondiale --à l’heure où la conjoncture économique reste fragile--, semblent revenir mardi.

Vers 07h00 GMT, le baril de WTI nord-américain lâchait 0,44% à 60,78 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,43% à 64,62 dollars.

Vers 07h00 GMT, l’or abandonnait 0,39% à 3986 dollars l’once.

«Le récent repli de l’or s’explique par plusieurs facteurs négatifs majeurs à court terme, dont un fléchissement de la demande de valeurs refuges» face à l’apaisement des tensions commerciales sino-américaines, explique Dilin Wu, du courtier Pepperstone. «La rencontre entre les dirigeants des deux pays a clairement indiqué une orientation vers la coopération» entre Pékin et Washington, note-t-elle.

Autres facteurs pesant selon elle sur le métal jaune: «la réforme fiscale chinoise qui renchérit les coûts d’achat sur le marché intérieur» du pays, gros consommateur d’or, «et une réévaluation des anticipations de baisse des taux de la Fed».

A lire aussi...