Les marchés en Asie reprennent leur souffle avant la rencontre Trump-Xi

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a perdu en clôture 0,58% à 50.219,18 points, après s’être hissé la veille à des niveaux record et avoir franchi la barre des 50.000 points pour la première fois. L’indice élargi Topix a cédé 1,18% à 3.285,87 points.

Les marchés en Asie ont repris leur souffle mardi, après l’euphorie de la veille, et marquent une pause avant la rencontre attendue jeudi entre les présidents américain et chinois censée sceller une accalmie commerciale.

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a perdu en clôture 0,58% à 50.219,18 points, après s’être hissé la veille à des niveaux record et avoir franchi la barre des 50.000 points pour la première fois. L’indice élargi Topix a cédé 1,18% à 3.285,87 points.

A la Bourse de Séoul, l’indice Kospi a reculé de 0,80%, rechutant lui aussi après un record atteint lundi. Sydney a perdu 0,48%, Taipei 0,16%, et l’indice hongkongais Hang Seng lâchait 0,45% vers 06H45 GMT.

Quelques prises de bénéfices et un retour d’attentisme ont touché les places asiatiques, après qu’un vent d’optimisme a traversé lundi les Bourses mondiales avec la perspective d’un accord commercial entre Pékin et Washington.

Le président Donald Trump, en visite ce mardi au Japon, s’est montré résolument optimiste avant sa rencontre cruciale jeudi en Corée du Sud avec le président chinois Xi Jinping, censée résoudre leur différend commercial.

Dimanche, le ministre américain des Finances Scott Bessent avait annoncé que Pékin envisageait notamment de retarder la mise en place de restrictions à l’exportation des terres rares.

«Si leur opposition stratégique est loin d’être terminée, un accord commercial mettrait fin à des mois d’incertitude», mais ce rebond des Bourses «pourrait s’essouffler», observe Kyle Rodda, expert de Capital.com.

Certes, l’accord attendu «marque une désescalade tactique qui pourrait apaiser les craintes d’inflation et stabiliser l’humeur des marchés», note Charu Chanana, de Saxo Markets.

«Mais il ne s’agit pas d’une réinitialisation des relations sino-américaines. Les principaux points de divergence (domination technologique, contrôle des exportations, subventions industrielles - demeurent entiers (...) Le risque politique reste donc élevé, même si les marchés se sont réjouis de cette pause», avertit-elle.

Le yen se renforce avant la BoJ

Vers 06h45 GMT, la devise japonaise gagnait 0,56% à 152,02 yens pour un dollar.

La monnaie profitait d’un soulagement à l’heure où Donald Trump est accueilli en grande pompe à Tokyo par la nouvelle Première ministre Sanae Takaichi. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, également du voyage a d’ailleurs salué la politique budgétaire du nouveau gouvernement.

Mais les investisseurs gardent un œil sur la Banque du Japon (BoJ), qui rendra sa prochaine décision de politique monétaire jeudi.

«Nous nous attendons à ce que la BoJ laisse ses taux d’intérêt inchangés (...) Sanae Takaichi a déclaré que son gouvernement entendait augmenter les dépenses de défense et revoir les restrictions sur le temps de travail», ont observé les analystes de la banque Nomura.

De quoi inciter la banque centrale à la prudence en attendant une clarification sur la politique menée.

Sany se renforce à Hong Kong

Sany Heavy Industry, un important fabricant chinois d’engins de chantier et excavatrices, a fait mardi son entrée à la Bourse de Hong Kong avec un bond de presque 5% dans les premiers échanges.

L’opération a permis au groupe, déjà coté à Shanghai, de lever l’équivalent de 1,48 milliard d’euros.

Elle souligne l’attractivité retrouvée de la place hongkongaise pour les introductions en bourse. Le groupe minier Zijin Gold International l’avait intégrée fin septembre en levant presque 2,7 milliards d’euros.

L’or se ternit, le pétrole recule

Le métal jaune chutait de 1,02% vers 06h45 GMT, à 3942 dollars l’once, loin de son sommet de la semaine dernière à 4381 dollars l’once.

«Deux facteurs favorables à sa tendance haussière, à savoir les risques géopolitiques et les tensions commerciales, se sont atténués. (...) Ce recul est le résultat inévitable pour un actif complètement dominé par la frénésie et la spéculation pendant la majeure partie du mois», souligne Kyle Rodda, de Capital.com.

«Néanmoins, des facteurs tels que les achats des banques centrales et la perspective d’une politique monétaire et budgétaire accommodante l’an prochain devraient soutenir le prix de l’or à long terme», tempère-t-il.

Le marché pétrolier reculait: le baril de WTI nord-américain cédait 0,23% à 61,17 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,21% à 65,48 dollars.

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