Le dollar profite des dissensions des membres de la Fed

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 21h, la devise américaine prend 0,48% à l’euro, à 1,1596 dollar, et 0,66% à la livre britannique, à 1,3187 dollar.

Le dollar se montre renforcé mercredi par la désunion des responsables de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) quant à la politique monétaire à mener dans les mois à suivre.

La Réserve fédérale américaine a réduit mercredi ses taux d’intérêt pour la deuxième fois d’affilée, d’un quart de point de pourcentage, pour les ramener dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.

Si la décision n’a pas surpris les marchés, elle n’a pas fait l’unanimité au sein de l’institution: deux des douze votants se sont opposés à cette action, l’un voulant une baisse plus franche, l’autre préférant un statu quo.

Les responsables de la banque centrale sont encore plus divisés sur la conduite à suivre lors de la prochaine réunion, les 9 et 10 décembre, a clairement rapporté son président Jerome Powell en conférence de presse.

«Une réduction supplémentaire des taux directeurs lors de la réunion de décembre n’est pas acquise, loin de là», a-t-il lancé.

«M. Powell a insisté à plusieurs reprises sur ce point, notamment dans son discours d’ouverture, et ses commentaires sont allés bien au-delà de la déclaration habituelle selon laquelle la Fed prend ses décisions au cas par cas, à chaque réunion», note Christoph Balz, de Commerzbank.

Ces propos ont donné de l’élan au dollar, jusque-là sans grand mouvement: vers 20H05 GMT, la devise américaine prenait 0,48% à l’euro, à 1,1596 dollar, et 0,66% à la livre britannique, à 1,3187 dollar.

«Les dissensions au sein du comité remettent en question le narratif d’une Fed systématiquement accommodante», a commenté Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier IM.

Après avoir eu du mal à jauger l’impact du choc douanier, les banquiers centraux ne disposent plus ces derniers temps des indicateurs officiels produits par les agences gouvernementales en raison de la paralysie budgétaire («shutdown») en cours.

Cela «pourrait également inciter la Fed à se montrer plus prudente en décembre et justifier une pause», d’après M. Balz.

A lire aussi...