Le dollar remonte vendredi et les valeurs refuge freinent, après des déclarations de Donald Trump suscitant des espoirs d’apaisement des tensions commerciales avec Pékin.
Le président américain a confirmé qu’il allait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud dans «deux semaines environ», dans une interview à Fox News qui sera diffusée dimanche mais dont des extraits ont circulé.
M. Trump a même déclaré que les droits de douane supplémentaires de 100% sur les produits chinois qu’il a menacé d’appliquer il y a à peine une semaine, n’étaient «pas viables».
En réaction, vers 15H15 GMT (17H15 à Paris), la devise américaine se relevait de 0,19% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1665 dollar pour un euro.
Le billet vert se stabilisait aussi face au yen et au franc suisse, valeurs refuges traditionnelles, qui avaient tiré parti en début de séance des «inquiétudes concernant la qualité du crédit dans l’économie américaine, conjuguées à l’escalade des tensions commerciales», indiquait plus tôt Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.
L’or refluait de 1,93%, après s’être envolé vendredi à un nouveau sommet inédit, à 4.379,93 dollars l’once (31,1 g).
L’argent avait aussi touché vendredi un record, à 54,4796 dollars l’once.
Depuis, Wall Street semble avoir passé outre les inquiétudes sur la stabilité financière des banques régionales américaines. Les titres de deux d’entre elles, Zions Bancorporation et Western Alliance, avaient dévissé jeudi après que celles-ci ont révélé avoir été confrontées à des emprunts frauduleux.
Lee Hardman, de MUFG, relève aussi l’»apaisement de l’incertitude politique en France et au Japon».
En France jeudi, le gouvernement de Sébastien Lecornu a échappé de justesse la censure, le Parti socialiste laissant sa chance au Premier ministre en échange de sa promesse de suspendre la réforme des retraites.
De son côté, le bitcoin reste à la peine, en recul de 2,15% à 105.564,44 dollars.
Les investisseurs continuent de bouder les crypto-actifs, perçus comme volatils, en particulier après la liquidation massive de certaines positions spéculatives la semaine dernière, analyse Derren Nathan, d’Hargreaves Lansdown.
Enfin, la devise argentine s’est de nouveau trouvée sous pression vendredi, perdant 2,47%, à 1.442 pesos pour un dollar, malgré l’annonce par le Trésor américain d’un nouveau soutien sur le marché des changes, à l’approche d’élections législatives de mi-mandat délicates pour le président Javier Milei, grand allié de Donald Trump.