Les financières européennes prolongent leur avance en septembre

Communiqué, Axiom Alternative Investments

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La BCE a maintenu ses taux inchangés, avec des PMI des services en expansion et un secteur manufacturier repassant sous la barre des 50.

Le mois de septembre a été constructif pour les actifs risqués, le marché actions comme le marché crédit enregistrant des gains malgré des signaux macroéconomiques contrastés. Les banques européennes se sont particulièrement distinguées, avec l’indice SX7R en hausse de 4,65%, contre +1,52% pour le marché européen dans son ensemble (SXXR). Les banques américaines ont également enregistré des performances positives (Nasdaq Bank Index +1,35%), mais en deçà du S&P 500 (SPX +3,64%). Les spreads se sont nettement resserrés: les financières subordonnées de 11 pb, tandis que l’iTraxx Xover s’est comprimé de 26 pb. L’indice CoCo (couvert en euros) a progressé de 1,12%. Du côté des taux, le rendement du Bund a légèrement reculé de 2,72 % à 2,71%, le rendement du Treasury américain à 10 ans est passé de 4,37% à 4,15%, et celui du Gilt à 10 ans a baissé de 4,72% à 4,69%. Les indices de surprises économiques ont mis en évidence une divergence: les données américaines sont restées solides (+23), celles de l’Europe modestement positives (+8), et celles de la Chine décevantes (-26).

Aux Etats-Unis, la Fed a abaissé ses taux pour la première fois cette année, ramenant le taux directeur à 4,25%. Le marché de l’emploi a montré des signes de faiblesse, avec seulement 22'000 créations de postes en août et un chômage en hausse à 4,3%. Malgré cela, la consommation est restée solide et le PIB a été révisé à la hausse tandis que l’inflation reste persistante, légèrement au-dessus de 3%. En zone euro, la situation est apparue fragile mais résiliente. La BCE a maintenu ses taux inchangés, avec des PMI des services en expansion et un secteur manufacturier repassant sous la barre des 50. L’inflation étant conforme à l’objectif, la banque centrale adopte une posture attentiste. Au Royaume-Uni, les marchés se sont tournés vers le budget de novembre dans un contexte de Banque d’Angleterre au ton restrictif, d’inflation persistante et de détente du marché du travail. En France, des turbulences politiques ont refait surface après un vote de défiance ayant contraint le président Macron à nommer Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre, et ce bien que les marchés aient initialement réagi positivement.

L’activité M&A est restée soutenue en Europe. En Italie, les spéculations se sont intensifiées autour d’une possible fusion entre Banco BPM et Crédit Agricole Italia, tandis que Monte dei Paschi a renforcé sa position en portant sa participation dans Mediobanca à 86%. En Espagne, BBVA a amélioré son offre publique d’achat en actions sur Banco Sabadell à l’approche de l’échéance d’octobre. Par ailleurs, APAX Partners a préparé la vente de l’assureur portugais Gamalife pour un montant estimé à 600 millions d'euros, et les autorités suisses ont donné leur feu vert à la fusion entre Helvetia et Bâloise, dont la finalisation est prévue en décembre. Les annonces stratégiques ont également été notables. BNP Paribas a fixé de nouveaux objectifs de rentabilité, visant un RoTE de 13% d’ici 2028, tout en réaffirmant son objectif de 12,5 milliards d'euros de résultat net pour 2025. Le gouvernement italien a prolongé jusqu’en 2027 la suspension des impôts différés, une mesure destinée à soutenir les recettes fiscales. Enfin, Crédit Agricole a conclu un accord à l’amiable de 88 millions d'euros dans le cadre de l’affaire française dite des dividendes «cum-cum», qui a impliqué plusieurs autres établissements domestiques.

Sur le front des notations, Moody’s a relevé AXA à Aa2 grâce à des résultats et une capitalisation renforcée, tandis que S&P a rehaussé ASR Nederland, attribuant à son RT1 sa première note Investment Grade. L’amélioration de la note souveraine de l’Espagne à A+ par S&P devrait bénéficier à ses plus grandes banques au niveau senior preferred, tandis que Swedbank a été relevée à AA- avec l’atténuation des risques liés au blanchiment d’argent. AIB a obtenu un relèvement de sa note à A3, faisant ainsi passer son AT1 en catégorie Investment Grade. Du côté souverain, la France a été abaissée par Fitch à A+, une décision perçue comme largement circonscrite aux entités publiques telles que La Banque Postale.
Sur le marché primaire, Sampo a procédé à un rachat de titres Tier 2 tout en émettant son premier RT1, et Vanquis a racheté des obligations Tier 2 tout en plaçant un AT1 à coupon élevé. HSBC a lancé une offre de rachat sur des obligations Tier 2 historiques libellées en dollars. Ces obligations avaient été émises sous droit new-yorkais sans clause contractuelle de bail-in.

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