Arc lémanique: rôle reconnu des multinationales pour la prospérité régionale

Communiqué, Groupement des Entreprises Multinationales

2 minutes de lecture

L’enquête de l’institut MIS Trend révèle que huit habitants sondés sur dix considèrent que la région doit être satisfaite de la présence des grandes entreprises internationales.

Selon l’étude MIS-Trend sur les multinationales, la population de l’Arc lémanique est consciente de l’importance stratégique des multinationales pour la prospérité régionale. Toutefois, plusieurs enseignements doivent être tirés:

  • 79% des sondés considèrent que la région doit être satisfaite de la présence des multinationales
  • 68% estiment que l’économie de l’Arc lémanique dépend directement de leur contribution
  • 62% des habitants considèrent la libre circulation des personnes comme indispensable à la présence des multinationales
  • 62% considèrent que l’attractivité de la région doit beaucoup à sa dimension internationale
  • 51% souhaitent des règles en matière de RSE, alignées sur les standards internationaux pour être efficaces
  • Seuls 24% sont conscients que le PIB genevois dépend à 40% des multinationales et qu’une politique fiscale compétitive visant à soutenir entre autres la recherche et l’innovation doit être impérativement mise en œuvre à l’instar de mécanismes légaux promus par d’autres cantons et des pays concurrents

Le Groupement des Entreprises Multinationales (GEM) a partagé aujourd’hui les résultats d’une enquête menée par l’institut MIS Trend. Celle-ci confirme que la population de l’Arc lémanique est pleinement consciente du rôle déterminant joué par les multinationales pour la prospérité régionale. Elle confirme également l’importance de sa réputation internationale comme atout majeur pour une Suisse moderne et connectée. «Ces résultats démontrent que la population a pleinement conscience de l’apport essentiel des multinationales: elles sont créatrices d’emplois, de valeur et d’innovation.» relève François Rohrbach, président du GEM. Pour autant, la communication doit être renforcée afin, d’une part, de répondre aux préoccupations légitimes et à certains préjugés, et d’autre part, de rappeler que rien n’est acquis. «La prospérité de la Suisse romande passe en effet par un cadre compétitif et stable, qui permette aux multinationales de rester et de prospérer dans l’intérêt de tous» souligne Pierre de Pena, vice-président du GEM, responsable de la commission fiscalité. Quatre enjeux majeurs sont à considérer.

Talents, libre circulation et ouverture

A Genève, les entreprises multinationales représentent 123'933 emplois directs. Avec un facteur multiplicateur de 1,51, les multinationales sont un grand pourvoyeur d’emplois qui totalisent près de 190'000 emplois totaux (emplois directs, indirects et induits). En complément de la main d’œuvre locale, l’accès à une main-d’œuvre internationale hautement qualifiée permet de renforcer les pôles d’excellence. Les multinationales sont d’ailleurs des acteurs clés des programmes de recherche et d’innovation. Elles collaborent également activement avec les hautes écoles et les universités. «L’Arc lémanique doit continuer à attirer les meilleurs talents internationaux, tout en développant les compétences locales. L’ouverture au monde et une formation de qualité sont des conditions clés pour rester une région de pointe dans l’innovation», relève François Stettler, vice-président du GEM.

Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE)

En matière de responsabilité sociale et environnementale, un sondé sur deux attend davantage de proactivité. Le GEM salue à cet égard la décision du Conseil fédéral de proposer un contre-projet indirect à l’initiative sur les multinationales responsables. Ce contre-projet devra être aligné sur les standards européens (Omnibus) et pratiques internationales, et fixer un cadre équilibré, prévoyant des obligations claires mais proportionnées. «L’approche retenue par le Conseil fédéral devra concilier durabilité, compétitivité et des charges administratives allégées : elle devra garantir des règles claires, efficaces et compatibles avec le droit européen en cours d’évolution et les pratiques internationales», tient à relever François Rohrbach, président du GEM.

Fiscalité: compétitivité et innovation

Avec la réforme de la fiscalité des entreprises puis la mise en œuvre de l’imposition minimale de l’OCDE par voie d’ordonnance, la contribution des multinationales à l’impôt sur les personnes morales a augmenté de manière significative, avec une contribution majeure et essentielle aux budgets cantonaux et fédéraux. Le GEM se réjouit que cette mise en œuvre ait été réalisée avec la souplesse nécessaire pour s’adapter à l’environnement international, tout en procurant une sécurité juridique, mais constate que la fiscalité n'est désormais plus un élément majeur de compétitivité, susceptible de compenser les contraintes en termes de coûts et l’environnement incertain en termes de droits de douane. A l’instar de certains cantons alémaniques, il est urgent de mettre en œuvre des mécanismes de soutien à l’innovation et à la recherche compatibles avec les normes OCDE tels que les Crédits d’Impôts Remboursables ou QRTC. «Les cantons de Genève et de Vaud doivent maintenant introduire rapidement des instruments de soutien indispensables pour stimuler l’innovation et la compétitivité», insiste Pierre de Pena, vice-président du GEM, en charge de la commission fiscalité. «Il est utile de rappeler ici que sur trois ans, le secteur des multinationales - et en particulier le commerce de gros - ont contribué à plusieurs milliards de recettes supplémentaires pour le canton de Genève et que ces recettes ont bénéficié de manière clef aux recettes fédérales».

Relations internationales et bilatérales

Enfin, le GEM souligne que la prospérité de la Suisse repose sur une économie ouverte et connectée au reste du monde. Dans le contexte actuel marqué par de fortes tensions géopolitiques, il est essentiel de garantir des relations solides avec les principaux partenaires économiques. A cet égard, les accords bilatéraux avec l’Union européenne, incluant l’accord sur la libre circulation des personnes, représentent un enjeu crucial pour les entreprises. «La stabilité des relations internationales et un accès facilité aux marchés étrangers, en particulier européen, sont des piliers indispensables de la prospérité et de l’attractivité de la Suisse», conclut Larissa Robinson, secrétaire générale du GEM.

A lire aussi...