Une large alliance s’oppose fermement au projet de révision de la valeur locative du 28 septembre. En effet, une chose est claire: s’il est accepté, il entraînera un arrêt des rénovations et une hausse des impôts sur le revenu. Ce projet nuit autant aux entreprises qu’aux classes moyennes.
L’Alliance «Non à l’arrêt des rénovations!» s’engage pour un triple «Non Non Non» au projet sur la valeur locative. En effet, le changement de système fiscal immobilier supprime les déductions fiscales pour les rénovations et empêche ainsi, d’une part, d’importants travaux de rénovation dans les logements des familles suisses. D’autre part, il nuit au commerce, qui dépend fortement des mandats de rénovation, et menace ainsi plusieurs milliers d’emplois dans toutes les régions. Enfin, il pénalise la classe moyenne, qui devra compenser les pertes fiscales par une augmentation de l’impôt sur le revenu. Le projet entraînerait une hausse d’au moins 500 francs par ménage et par an.
Des pertes fiscales se chiffrant en milliards
Les communes, les cantons et la Confédération prévoient que ce changement de système entraînera des pertes fiscales d’environ 1,7 milliard de francs par an. Ces pertes devront être compensées par la population. La classe moyenne en sera particulièrement touchée.
Plusieurs cantons parlent déjà d’une augmentation de l’impôt sur le revenu pouvant atteindre 7,5 %.
Large alliance contre l’arrêt des rénovations
L’alliance nationale «Non à l’arrêt des rénovations!» est présidée par Pascal Broulis, Simone de Montmollin et Philippe Nantermod (toute et tous PLR), Beat Rieder, Benjamin Roduit et Charles Juillard (Le Centre). Elle comprend également des représentantes et représentantes d’importantes associations économiques, notamment aeesuisse, Constructionsuisse, constructionromande, suissetec et swisscleantech. Elle est en accord avec la Conférence des gouvernements cantonaux, qui ne voit aucune nécessité de changer le système et rejette également le projet.
Genève s’engage pour le Non!
L’aeesuisse Genève s’engage au niveau politique dans le canton de Genève en faveur des entreprises actives dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, de la mobilité durable et du stockage.
Notre objectif est un approvisionnement énergétique sûr, économique et durable.
Le Canton de Genève produisait 809 GWh d’électricité en 2021, soit une proportion d’énergie indigène et renouvelable ne couvrant qu’environ 30% de ses besoins. Une augmentation des unités de production d’électricité renouvelable sur sol genevois s’avère donc indispensable si l’on souhaite atteindre l’autonomie énergétique en 2050. Les potentiels hydrauliques, solaires (photovoltaïques et thermiques), éoliens, de la biomasse, du bois-énergie et de la géothermie sont disponibles en abondance dans le canton de Genève. Les technologies pour exploiter ces potentiels sont éprouvées et compétitives. Malheureusement, les procédures d’autorisation sont souvent longues et complexes et ralentissent considérablement voir entravent la mise en place de ces technologies. Il est donc nécessaire de simplifier les procédures d’autorisations.
Près de la moitié de la consommation énergétique du canton provient du bâti. Pour encourager les rénovations et améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, le Grand Conseil a débloqué une subvention de 550 millions de francs. En parallèle, l’utilisation d’énergies renouvelables dans des réseaux de chauffage à distance doit remplacer l’énergie fossile. Les communes doivent planifier de façon résiliente la mobilité électrique et des bilans CO2 doivent être demandés.
Pour parvenir à réaliser ce virage, il faut former, en nombre, la main-d’œuvre qualifiée et mobiliser tous les acteurs concernés. La production d’énergie indigène doit non seulement garantir à la société un approvisionnement en énergie sûr et bon marché, mais aussi garantir la qualité de vie de tout un chacun.