Les bons résultats et les prévisions optimistes de Nvidia ont clôturé un trimestre encore une fois florissant pour les bénéfices des géants technologiques. Maintenant que cet événement à risque est derrière, l’attention du marché se porte sur les prochains catalyseurs pour le secteur.
A terme, on identifie deux moteurs puissants soutenant l’ensemble du secteur technologique: la croissance soutenue des dépenses d’investissement dans l’intelligence artificielle (IA) et le maintien d’une forte dynamique des bénéfices.
La Recherche d’UBS prévoit une croissance du BPA de 15% pour le secteur technologique mondial en 2025 et de 12,5% en 2026.
Désormais, la Recherche d’UBS prévoit une croissance du BPA (bénéfice par action) de 15% pour le secteur technologique mondial en 2025 et de 12,5% en 2026, ce qui confirme ses prévisions de rendements à deux chiffres pour cette année et l’année prochaine. Récemment, elle a également relevé ses prévisions mondiales de dépenses d’investissements dans l’IA à 375 milliards de dollars en 2025 et 500 milliards de dollars en 2026.
Des valeurs technologiques plus vulnérables
Néanmoins, le secteur se trouve dans une situation plus complexe en matière de risques. A court terme, les plus grandes plateformes pourraient subir une certaine pression sur leurs marges en raison de leurs investissements massifs dans l’IA.
En outre, après trois années de fortes performances, leurs valorisations ne sont plus bon marché, ce qui rend les valeurs technologiques plus vulnérables en cas de résultats décevants ou de sautes d’humeur des marchés.
Le thème de l’IA devrait arriver à maturité
On recommandera aux investisseurs de surveiller plusieurs catalyseurs clés. Premièrement, le lancement de nouveaux modèles d’IA avancés, les progrès en matière de monétisation et les prévisions d’investissements dans l’IA. Deuxièmement, les facteurs saisonniers qui tendent à soutenir ou à peser sur les valorisations technologiques. Et troisièmement, la possibilité d’un élargissement du marché pour les puces avancées.
Le Nasdaq ayant presque doublé depuis le lancement de ChatGPT fin 2022, le thème de l’IA devrait arriver à maturité et les investisseurs devront se montrer de plus en plus sélectifs. On préconisera une exposition diversifiée aux trois niveaux de la chaîne de valeur de l’IA (semi-conducteurs, logiciels et internet), tout en tenant compte de la sensibilité relative à l’IA des sociétés technologiques au sein de leur portefeuille.
Les chiffres de l’inflation et de l’emploi aux Etats-Unis vont-ils accélérer l’assouplissement monétaire de la Fed?
Le virage accommodant de la Réserve fédérale américaine (Fed) date d’à peine d’une dizaine de jours, mais ses dirigeants se sont empressés de rappeler à la fois la possibilité de réductions de taux et le conditionnement de ces réductions à l’évolution des statistiques économiques.
L’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures), le baromètre de l’inflation préféré de la Fed, est ressorti en hausse conformément aux prévisions en juillet. Cela devrait permettre à la banque centrale de se concentrer davantage sur le volet emploi de son mandat.
Reprise du cycle de réduction des taux en vue
La Recherche d’UBS est d’avis que la Fed reprendra son cycle de réduction des taux en septembre, avec une baisse de 100 points de base (pb) au total à l’issue des quatre prochaines réunions. Dans ce contexte, on privilégiera les obligations de grande qualité afin de garantir des rendements supérieurs à ceux des liquidités. En outre, on estime que des plus-values sont envisageables si la politique monétaire devient plus accommodante.
Les portefeuilles diversifiés qui comportent des obligations d’entreprises de qualité à durée moyenne bien sélectionnées peuvent aider à amortir la volatilité, tandis que l’or reste attrayant compte tenu des perspectives de baisse des taux réels et des évolutions géopolitiques actuelles. La Recherche d’UBS table sur un cours de 3700 dollars l’once d’ici fin juin 2026.