Le géant pharma Novartis s’arroge les droits mondiaux exclusifs sur une thérapie à siRNA (small interfering RNA), un traitement permettant de cibler et d’inhiber spécifiquement un gène d’intérêt, du californien Arrowhead, pour des maladies comme celle de Parkinson. La transaction doit être bouclée au second semestre.
Le bâlois va verser un montant initial de 200 millions de dollars à l’entreprise de Pasadena, selon un communiqué de cette dernière publié mardi. Novartis paiera jusqu’à 2 milliards de dollars en versements d’étapes, ainsi que des redevances sur les ventes.
Le poids lourd de la Bourse suisse met ainsi la main sur le traitement au stade préclinique ARO-SNCA pour les synucléinopathies, des maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et d’autres cibles.
Il se chargera de la recherche, du développement, de la fabrication et de la commercialisation de ce produit qui utilise la plateforme TRiM d’Arrowhead pour l’administration sous-cutanée du médicament. Le laboratoire choisira aussi d’autres cibles en dehors du portefeuille en développement de l’américain qui seront développées à l’aide de cette plateforme.
Selon Fiona Marshall, en charge de la recherche biomédicale chez Novartis citée dans le document, estime qu’»une des façons de cibler les facteurs clés de la maladie de Parkinson et d’autres maladies neurodégénératives nécessite des approches totalement nouvelles pour fournir des médicaments à base d’ARN au cerveau».
En juin dernier, le rival Roche annonçait lancer une étude clinique pivot sur son traitement expérimental prasinézumab dans l’indication contre la maladie de Parkinson, malgré un revers essuyé en phase intermédiaire fin 2024.