Novartis fait décoller son bénéfice après six mois

AWP

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Le géant de la pharma enregistre une progression des ventes de 12% à 27,3 milliards de dollars de janvier à fin juin, affichant un bénéfice net en hausse de 29% à 7,6 milliards de dollars.

Novartis a continué à accélérer au deuxième trimestre, lui permettant d’afficher une solide copie semestrielle et de relever encore une fois ses objectifs. L’ajustement s’est toutefois fait à la marge et a plutôt déplu aux investisseurs.

Le directeur général Vasant Narasimhan a résumé la performance dans le communiqué en soulignant que «Novartis a de nouveau enregistré un excellent trimestre» et démontré «son pouvoir de remplacement dans notre portefeuille» de médicaments.

Le géant bâlois a vu ses ventes croître de 12% à 27,3 milliards de dollars de janvier à fin juin, affichant un bénéfice net en hausse de 29 à 7,6 milliards de dollars. Les flux de liquidités libres ont grossi à 9,7 milliards après 6,7 milliards un an plus tôt. Aux Etats-Unis, les ventes ont augmenté de 23% à 12,0 milliards, celles en Europe de seulement 6% à 8,1 milliards et celles en Chine de 8% à 2,2 milliards.

Entresto rapporte encore

Rien que sur le deuxième trimestre, la croissance des ventes s’est aussi affichée à 12% pour 14,1 milliards de revenus et un bénéfice de 4,0 milliards, amélioré cette fois de 24%. La croissance a été tirée par les produits tels que Kisqali (cancer du sein), Entresto (pour le coeur), Kesimpta (sclérose en plaques), Scemblix (leucémie), Leqvio (cholestérol) et Pluvicto (anticancéreux).

Le traitement cardiaque Entresto a fait bonne figure, rapportant à la multinationale 2,4 milliards de recettes sur trois mois, alors que la version générique est attendue sur le marché américain ces prochains jours. Mais en cas de délais rallongés par la réglementation, «chaque mois de ventes compte», a assuré en conférence téléphonique le chef des finances Harry Kirsch. Ce dernier partira à la retraite en mars prochain après 22 ans de carrière chez le bâlois et sera remplacé par Mukul Mehta, qui travaille depuis vingt ans au sein du groupe.

En revanche, le Cosentyx, contre les rhumatismes, a fait pâle figure, affichant une progression de seulement 6%, attribuée par Vontobel à un ralentissement du marché et à la concurrence chinoise. Le CEO a expliqué que le groupe comptait sur une stabilisation des ventes. En Chine, la croissance reste robuste même si elle n’atteint pas 20%, selon lui.

La copie trimestrielle, qui a surpassé le consensus AWP, a permis au groupe bâlois de lancer un nouveau programme de rachat d’actions jusqu’à 10 milliards de dollars d’ici fin 2027. Une opération qui n’a pas d’impact sur les acquisitions, a appuyé le CFO.

Novartis a annoncé ajuster pour la dixième fois consécutive ses objectifs, ce qui n’a pas eu l’heur de plaire aux investisseurs. Vers 14h35, l’action perdait 1,9% à 93,23 francs, après avoir atteint un plancher à 92,44 francs, dans un SMI en gain de 0,3%.

Pour UBS, la réaction du marché pourrait s’expliquer par le fait que les investisseurs espéraient un relèvement plus prononcé des objectifs annuels. La nuance sémantique entre «low teens» après «low double-digit» inscrite dans le communiqué se révèle trop maigre pour les détenteurs de titres. Novartis table désormais sur un résultat d’exploitation de base qui pourrait être compris entre 13% et 15%, quand la précédente visée s’entendait entre 10 et 12%.

Vontobel de son côté ne s’attend pas un nouveau relèvement d’objectif en raison de l’arrivée du générique d’Entresto.

Jeudi, le titre Novartis a clôturé à 93,34 francs dans un SMI en hausse de 0,43%.

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