Compagnie Financière Tradition a poursuivi sa dynamique de croissance observée au cours des exercices précédents. Le groupe a enregistré une croissance de ses revenus sur l’ensemble des classes d’actifs et dans toutes les régions. Cette performance a été soutenue par une forte volatilité des marchés alimentée par des incertitudes persistantes concernant la politique monétaire, l’introduction de nouvelles barrières tarifaires et des tensions géopolitiques accrues.
Dans ce contexte, le chiffre d’affaires consolidé du groupe y compris la quote-part des coentreprises atteint 632,1 millions de francs contre 577,0 millions au premier semestre 2024, soit une hausse de 12,3% à taux de change constants. Le chiffre d’affaires de l’activité d’intermédiation professionnelle (IDB) est quant à lui en hausse de 11,2% à taux de change constants pour atteindre 607,6 millions alors que celui de l’activité dédiée à une clientèle de particulier au Japon (Non-IDB) est en hausse de 47,6 % à taux de change constants à 24,5 millions.
Le résultat d’exploitation avant amortissements (EBITDA) y compris la quote-part des coentreprises s’établit à 114,7 millions contre 92,2 millions au premier semestre 2024, soit une hausse de 27,3% à taux de change constants pour une marge d’exploitation de respectivement 18,1% et 16,0%.
Les variations présentées ci-dessous sont exprimées à taux de change constants afin de permettre une analyse plus fine des performances sous-jacentes dans un contexte de renforcement du franc suisse.
Chiffre d’affaires et résultat d’exploitation publié
Compagnie Financière Tradition enregistre une croissance de son activité sur la période avec un chiffre d’affaires consolidé publié de 580,1 millions contre 537,1 millions au premier semestre 2024, soit une hausse de 10,8% à taux de change constants. A taux de change courants, le chiffre d’affaires consolidé de Compagnie Financière Tradition ressort en hausse de 8,0%.
Le résultat d’exploitation publié s’établit à 88,2 millions contre 67,4 millions en 2024, soit une hausse de 34,1% à taux de change constants pour une marge d’exploitation de 15,2% contre 12,6% pour la période précédente.
Résultat net
Au premier semestre 2025, le groupe enregistre une charge financière nette de 4,4 millions de francs contre un produit de 1,7 million en 2024. Les résultats de change nets dus aux fluctuations de cours des devises ont un impact négatif de 4,9 millions pour la période contre un impact neutre en 2024. Les produits d’intérêt liés aux placements de trésorerie sont en baisse de 1,3 million, générant un produit, net de la charge d’intérêt sur les emprunts bancaires et obligataires, de 1,3 million contre 2,6 millions pour la période précédente. Cette variation provient essentiellement d’une hausse de la charge d’intérêt relative au refinancement en octobre 2024 d’un emprunt obligataire venant à échéance en juillet 2025, qui est maintenant totalement remboursé.
La quote-part dans le résultat des sociétés associées et des coentreprises s’élève à 12,1 millions contre 12,4 millions au premier semestre 2024, en baisse de 0,4% à taux de change constants.
La charge fiscale du groupe atteint un montant 21,9 millions contre 17,6 millions au premier semestre 2024 pour un taux d’imposition effectif de 26% sans changement par rapport à la période précédente.
Ainsi, le résultat net consolidé ressort à 74,0 millions contre 63,9 millions au premier semestre 2024 pour un résultat net part du Groupe de 70,2 millions contre 60,0 millions en 2024, en hausse de 20,4% à taux de change constants.
Bilan
La solidité du bilan du groupe axée sur de fonds propres importants tout en minimisant le niveau d’actifs intangibles ainsi qu’une forte position de trésorerie nette se poursuit au 30 juin 2025.
Les capitaux propres consolidés s’élèvent au 30 juin 2025 à 470,0 millions (31 décembre 2024: 505,9 millions) dont 449,7 millions sont attribuables aux actionnaires de la société mère (31 décembre 2024: 483,0 millions), pour une rentabilité des capitaux propres de 15,2% sur le premier semestre. Avant déduction des actions propres pour un montant de 40,2 millions, les capitaux propres consolidés sont de 510,2 millions. Durant la période, l’écart de conversion au bilan s’est détérioré de 45,0 millions à -314,7 millions en raison du renforcement du franc suisse par rapport aux principales devises sur lesquelles le Groupe exerce son activité, notamment le dollar américain.
Au 30 juin 2025, la trésorerie nette incluant la quote-part du groupe dans la trésorerie nette des coentreprises d’un s’élève à 278,3 millions, en hausse de 22,1% à taux de change constants par rapport à la même période de l’exercice précédent. Le montant total de la trésorerie, incluant les actifs financiers à la juste valeur, net de la dette financière, ressort à 202,5 millions au 30 juin 2025 contre 219,2 millions au 31 décembre 2024.
Evènements postérieurs à la date de clôture
Fin juillet, la coentreprise Gaitame.com, consolidée par mise en équivalence, a cédé sa participation dans une de ses filiales à une tierce partie pour un montant estimé de 29,9 millions, générant une plus-value estimée de 15,7 millions, dont 7,9 millions pour la quote-part du Groupe.
Perspectives
L’activité de Compagnie Financière Tradition a poursuivi sa dynamique de croissance en ce début de second semestre. Par ailleurs, le groupe entend poursuivre sa trajectoire de croissance avant tout organique, en capitalisant sur sa présence mondiale et la profondeur de son offre de courtage sur les différentes classes d’actifs. Les investissements ciblés dans la digitalisation de nos activités, notamment via le développement de nos solutions de courtages hybrides et l’extension de nos services de données et d’analytique, restent au cœur de notre stratégie. Finalement, notre expertise en data science continuera de soutenir l’innovation dans nos activités et d’optimiser la valeur ajoutée apportée à nos clients.
La préservation d’un bilan solide et la gestion rigoureuse des coûts demeurent des priorités, garantissant la capacité du Groupe à saisir rapidement les opportunités de développement de ses activités, tout en préservant sa résilience et sa compétitivité à long terme.