LLB: la rentabilité continue de s’éroder au premier semestre

AWP

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Le produit d’exploitation a gagné 10,5% à 312,8 millions de francs, tandis que les frais afférents ont enflé de 15,5% à 204,6 millions, indique LLB. Le bénéfice net a grapillé 0,9% pour s’établir à 91 millions.

La banque Liechtensteinische Landesbank (LLB) a vu sa rentabilité continuer de s’éroder au premier semestre, le ratio coûts/revenus passant de 65,2% à 65,7%. Son produit d’exploitation a par contre nettement progressé, alors que des afflux massifs d’argent frais ont été enregistrés.

Le produit d’exploitation a gagné 10,5% à 312,8 millions de francs, tandis que les frais afférents ont enflé de 15,5% à 204,6 millions, indique LLB dans un communiqué paru mercredi. Le bénéfice net a grapillé 0,9% pour s’établir à 91 millions.

Les afflux d’argent frais ont pour leur part pratiquement doublé, bondissant de 75,8% à 1,4 milliards. Les deux divisions de marché ont contribué à cette hausse importante, précise la banque.

Dans le domaine du négoce, l’élargissement de l’écart de taux d’intérêt entre le franc et, en particulier, le dollar américain a eu un effet positif sur le groupe. L’activité accrue de la clientèle a également contribué de manière favorable au résultat.

Le résultat des opérations d’intérêt ont toutefois diminué de 6,8%, à 63,1 millions, affectées par la baisse des taux d’intérêt.

Pour l’ensemble de l’année 2025, le groupe LLB continue de tabler sur un résultat consolidé inférieur à celui de l’année précédente. «Cette prévision s’explique principalement par la baisse significative des taux d’intérêt, en particulier dans la zone franc suisse, où un retour aux taux d’intérêt négatifs n’est plus exclu, ainsi que par les coûts d’intégration ponctuels liés à l’acquisition de ZKB Österreich». Les incertitudes géopolitiques et économiques devraient également persister, selon lui.

D’ici 2026, il vise toujours une croissance de plus de 3% annuellement pour les afflux d’argent frais et les prêts aux clients. Le ratio coûts/revenus ne doit pas dépasser 65% et le ratio de fonds propres durs doit s’établir au-dessus de 16%.

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