Banque Cler a tenu bon face à un contexte défavorable de taux susceptible de rogner sa marge d’intérêt. Malgré un recul des volumes hypothécaires sur les six premiers mois de l’année, l’établissement bâlois a généré de la croissance et amélioré sa rentabilité.
Le résultat net des opérations porteuses d’intérêt, la principale source de revenus, a ainsi progressé au premier semestre de 6,4% sur un an à 99,1 millions de francs, indique jeudi la filiale de la Banque cantonale de Bâle. Cette hausse marquée a été obtenue malgré un recul de 1,1 des créances hypothécaires depuis le début de l’année, à 16,92 milliards de francs.
Les commissions ont généré des recettes de 22,2 millions de francs, en progression de 1,8% en rythme annuel. Les activités de négoce ont bondi de 7,5% à 4,5 millions. Le produit d’exploitation s’est inscrit à 128,0 millions, enrobé de 4,9%. La banque de détail a stabilisé des charges (-0,8%), ce qui lui a permis de dégager un résultat d’exploitation de 44,5 millions de francs, soit une envolée de 17,3%.
Le rapport entre les charges et les revenus a été amélioré de 3,1 point de pourcentage à 61,2%.
La hausse du bénéfice net s’avère plus ténue, de 1,1% à 22,0 millions de francs, après la déduction de 14,4 millions destinés à la réserve pour risques bancaires généraux (9,6 millions au 1er semestre 2024).
La somme au bilan a stagné (-0,7%) à 19,63 milliards de francs, dont 11,75 milliards au titre des dépôts clientèle (-1,3%).
Pour 2025, la direction ambitionne d’améliorer le résultat d’exploitation. L’établissement revendique par ailleurs le gain de 10’000 utilisateurs sur un an pour sa banque en ligne Zak.