L’Europe se caractérise par:
- un taux d’épargne élevé et un excédent courant important;
- une rentabilité du capital inférieure à celle des États-Unis, en raison d’un sous-investissement en R&D, technologies et robotisation, ainsi que d’un partage de la valeur plus favorable aux salariés.
Deux stratégies s’offrent à elle:
- La voie volontariste (cf. rapport Draghi), consistant à mobiliser l’épargne européenne pour financer la transition énergétique, l’innovation et le numérique.
- La voie de l’acceptation, qui consiste à investir cette épargne à l’étranger pour capter une meilleure rentabilité et financer le modèle social européen.
Quelle stratégie privilégier?
La première permettrait à l’Europe de rattraper son retard technologique et de renforcer sa souveraineté. Mais elle se heurte à de sérieux freins: rentabilité moindre, arbitrage consommation/épargne, déficit de compétences, manque de coordination industrielle.
Faute de surmonter ces obstacles, c’est la seconde stratégie – celle du renoncement – qui risque de s’imposer. Efficace à court terme, mais insoutenable sur le long.
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