Le moral des petites et moyennes entreprises helvétiques a fléchi en juillet, les droits de douane américains pesant sur la conjoncture mondiale. Avant l’imposition par Donald Trump de taxes de 39% à la Suisse, les PME exportatrices se montraient déjà réservées, prévoyant de réduire leurs effectifs.
Le mois dernier, si l’indice Raiffeisen PMI PME est resté au-dessus du seuil de croissance des 50 points pour la quatrième fois consécutive, il a toutefois fléchi de 52,4 à 50,3 points, les cinq composantes s’étant toutes détériorées par rapport au mois précédent.
La production (50,7 contre 53,6) et les stocks d’achat (46,5 contre 51,1) ont enregistré de fortes baisses et les commandes, qui représentent la plus grande partie du PMI avec 30%, ont reculé, passant de 54,1 à 53,3 points.
«Cette détérioration est principalement due à la situation des entreprises exportatrices. Certes, le carnet de commandes continue de croître dans l’ensemble, mais ce sont surtout les PME orientées vers le marché intérieur qui profitent de la robustesse de l’économie nationale», précise Raiffeisen lundi dans un communiqué.
Dans un premier temps, les exportations vers les Etats-Unis ont augmenté au premier semestre en raison d’effets d’anticipation, ce qui a d’abord soutenu le moral des entreprises.
Cependant, la confiance des PME exportatrices s’est ensuite affaiblie. «Les risques restent orientés à la baisse: la demande anticipée fait désormais défaut pour le reste de l’année. Par ailleurs, la politique douanière américaine est plus restrictive que prévu vis-à-vis de la plupart des partenaires commerciaux», souligne le communiqué.
En raison de la faiblesse persistante de l’industrie et des perspectives conjoncturelles incertaines, les PME se montrent réservées quant aux nouvelles embauches. «La composante de l’emploi de l’indice Raiffeisen PMI PME se situe sous le seuil de croissance des 50 points depuis décembre 2024, passant de 48,9 à 48,7 points.