BLKB: le CEO et le président quitteront la banque à fin juillet

AWP

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John Häfelfinger (photo) et Thomas Schneider quitteront leurs fonctions plus tôt que prévu.

Le directeur John Häfelfinger devait mettre fin à son activité pour l’établissement à fin mars prochain.

 

Annoncés début juillet sur le départ après la débâcle de la banque en ligne Radicant, le directeur général de la Banque cantonale de Bâle-Campagne (BLKB) John Häfelfinger et le président du conseil de banque, Thomas Schneider, quitteront leurs fonctions plus tôt que prévu. Tous deux démissionneront à fin juillet prochain.

Président du conseil de banque depuis août 2018, Thomas Schneider devait initialement quitter sa fonction à fin juillet 2026, avec un an d’avance sur la fin prévue de son mandat, alors que le directeur général devait lui mettre fin à son activité pour l’établissement à fin mars prochain. Vice-présidente de l’organe de surveillance, Nadia Tarolli Schmidt, assurera l’intérim à la présidence à partir du début août 2025 et jusqu’à nouvel ordre, alors que Chrisoph Schär reprendra, aussi à titre intérimaire, la direction de la BLKB à compter du 1er août, fait savoir vendredi l’établissement.  

«Les discussions autour de ma personne sont arrivées à un point où le fond du débat passe de plus en plus au second plan. Cela peut nuire à la confiance dans la banque - ce qui ne correspond ni à mon sens des responsabilités ni à mes convictions personnelles. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la banque plus tôt, afin de permettre un processus accéléré pour ma succession «, a déclaré Thomas Schneider, cité dans le communiqué. Son poste sera mis au concours par le canton de Bâle-Campagne et la BLKB à partir d’août 2025.

Après près de neuf ans en tant que directeur général John Häfelfinger a, d’un commun accord avec le conseil de banque et en étroite concertation avec la direction, également décidé de quitter la BLKB à la fin juillet 2025. «Les débats de plus en plus politisés de ces dernières semaines m’ont montré qu’il serait préférable, pour stabiliser la situation actuelle et poursuivre le développement de la BLKB, que je quitte la banque avant la date prévue «, a-t-il pour sa part expliqué, également cité dans le communiqué.

Le processus de recrutement d’un nouveau directeur général a déjà été lancé. En attendant la nomination d’un successeur, Christoph Schär, actuel directeur-adjoint de la BLKB, assurera la fonction de CEO par intérim à compter du début août 2025.

Début juillet, la Banque cantonale de Bâle-Campagne avait annoncé passer dans ses comptes un nouveau correctif de valeur, de 105,5 millions de francs, sur sa participation dans la banque en ligne Radicant, fraichement fusionnée avec Numarics et pour laquelle le franchissement du seuil de rentabilité se fait durablement attendre. L’établissement avait aussi fait part des retraits du directeur général et du président de son conseil de banque.

Des atermoiements dans l’intégration des activités fiduciaires de la subdivision Radicant business services et l’«apparition inopinée de problèmes» se sont traduits entre autres par une clientèle encore éparse, des revenus anémiques et des coûts élevés. Tous les clients de Numarics n’ayant pu être intégrés, les revenus ont chuté de manière significative.

Le correctif de valeur de plus de 100 millions, après les 9 millions de francs déjà inscrits au 1er semestre de l’an dernier, a été partiellement amorti par une dissolution de réserves pour risques bancaires généraux. La date prévue pour le franchissement du seuil de rentabilité de la filiale a été encore repoussée, à 2029, contre 2027 ou 2028 en février encore.

La BLKB détient encore une participation de près de deux tiers dans Radicant, dans le sillage de la fusion de cette dernière fin 2024 avec le fournisseur de services fiduciaires numériques Numarics. Depuis, Radicant a cédé son activité fiduciaire physique dans le cadre de sa restructuration.

A l’automne 2024, la BLKB avait racheté la fintech Numarics, spécialisée dans les services fiduciaires pour les petites et moyennes entreprises (PME), et l’avait fusionnée avec Radicant.

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