Les marchés européens optimistes sur l’issue des accords commerciaux américains

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Paris bondit de 1,40%, Francfort de 1,57%, Milan de 1,45% et Londres avance de 0,16%. A Zurich, le SMI gagne 0,30%.

Les indices boursiers sont en hausse mercredi, ignorant les dernières menaces douanières de Donald Trump, dans un marché optimiste quant à une issue positive des différentes négociations commerciales en cours avec les Américains.

A Wall Street, vers 15h50 GMT, l’indice élargi S&P 500 prenait 0,25%, le Nasdaq 0,49% et le Dow Jones 0,12%.

En Europe, la Bourse de Paris a bondi de 1,40%, Francfort de 1,57%, Milan de 1,45% et Londres a avancé de 0,16%. A Zurich, le SMI a gagné 0,30%.

«Il y a une forme de rattrapage en Europe, après deux à trois semaines de sous-performance par rapport aux actions américaines», explique David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Échiquier.

Selon lui, ce regain d’optimisme des marchés «est d’abord dû au +taco trade+».

Cette «théorie du Taco», abréviation de «Trump Always Chickens Out» souvent traduit par «Trump se dégonfle toujours», est née en mai de Robert Armstrong, un éditorialiste du quotidien Financial Times.

Il soulignait la tendance observée chez le président américain à revenir sur ses propres décisions, quand celles-ci agitaient trop les indices boursiers.

Or, en matière de droits de douane, «les annonces sont tonitruantes, mais en fin de compte, Trump a tendance à trouver un accord plutôt positif pour tout le monde et loin des scénarios extrêmes imaginés en avril», explique M. Kruk.

Après avoir repoussé du 9 juillet au 1er août la date butoir pour trouver un accord avec ses partenaires commerciaux sur des surtaxes douanières, Trump a menacé mardi d’une surtaxe de 200% sur les produits pharmaceutiques, précisant au passage qu’il attendrait au moins un an pour la mettre en place.

Il a aussi dit vouloir imposer des droits de douane supplémentaires de 50% sur le cuivre, sans donner d’échéance précise.

Autre moteur de la séance, l’optimisme des investisseurs quant aux résultats des entreprises du deuxième trimestre qui s’annoncent «meilleurs qu’attendu», grâce à des entreprises «finalement beaucoup plus résilientes à la situation actuelle», a ajouté David Kruk.

Les investisseurs seront enfin attentifs à la publication, dans la soirée, du compte rendu («minutes») de la réunion de juin de la banque centrale américaine (Fed), qui avait alors opté pour le statu quo sur ses taux d’intérêt. Ils chercheront d’éventuels indices sur une possible baisse des taux à venir.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans atteignait 4,37% vers 15h50 GMT, contre 4,40% à la clôture la veille. Son équivalent allemand, le Bund, évoluait à 2,67%, contre 2,69%.

Le dollar avançait légèrement (+0,14%) par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1709 dollar pour un euro.

Nvidia au sommet

Le géant des puces électroniques Nvidia est devenu la première entreprise à franchir le seuil symbolique des 4'000 milliards de dollars de valorisation boursière à la Bourse de New York, porté par l’enthousiasme des investisseurs pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA).

Vers 15h50 GMT à Wall Street, le titre gagnait 1,99% à 163,21 dollars.

EssilorLuxottica porté par Meta

Le groupe d’optique EssilorLuxottica s’envole à Paris après des informations de l’agence Bloomberg selon lesquelles le géant américain du numérique Meta (Facebook, Instagram) a acquis une participation minoritaire d’environ 3% dans le groupe.

Les deux entreprises sont déjà liées par un partenariat de long terme pour développer des lunettes équipées d’intelligence artificielle (IA).

Le titre a pris 5,64% à 252,90 euros, signant la plus forte variation de l’indice vedette de la place parisienne, le CAC 40.

A Wall Street, Meta gagnait 2,22% à 736,66 dollars, porté par la hausse du secteur technologique.

WPP dévisse

Le géant britannique de la publicité WPP a dévissé de 18,40% à 426 pence à Londres après des performances en déclin au deuxième trimestre «dans un contexte économique difficile».

Son concurrent français, Publicis, a lâché 1,83% à 87,18 euros à Paris.

Pétrole et or en légère hausse

Sur le marché du pétrole, vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, montait légèrement de 0,26% à 70,33 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 0,29% à 68,53 dollars.

L’once d’or prenait 0,21% à 3.308,88 dollars.

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