BCE: la BdF évoque une proche baisse des taux grâce au reflux de l’inflation

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«Nous apportons (...) une ancre de stabilité forte: la victoire contre l’inflation», se félicite François Villeroy de Galhau.

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a estimé mercredi que «la victoire contre l’inflation» en Europe était de nature à favoriser une nouvelle baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) «prochainement».

«Nous sommes en train de gagner cette bataille, puisqu’en Europe, l’inflation vient de descendre à 2,2%, très proche de notre objectif de 2%», a indiqué M. Villeroy de Galhau dans une interview accordée au quotidien Midi Libre.

«Nous apportons (...) une ancre de stabilité forte: la victoire contre l’inflation», s’est félicité le banquier central, qui siège dans l’instance de décision monétaire de la BCE.

«Ceci peut nous donner plus de confiance pour baisser encore nos taux d’intérêt prochainement», a-t-il ajouté.

La BCE a baissé ses taux à six reprises depuis juin 2024 en raison d’une inflation ralentie depuis le pic en 2022 suite à la guerre russe en Ukraine et d’une croissance économique plus faible qu’attendue, nécessitant de soutenir la consommation et les investissements.

Les nouveaux droits de douane que doivent annoncer les Etats-Unis mercredi soir «ne devraient pas modifier significativement cette désinflation européenne», a-t-il jugé.

Les menaces américaines et les incertitudes qui en découlent ont en revanche conduit la Banque de France a abaisser à 0,7% sa prévision de croissance pour 2025.

Le monde entier attend de savoir précisément ce que va décider Donald Trump sur ces nouveaux droits de douanes. Il doit faire ses annonces à 16H00 heure de Washington (20H00 GMT) à la Maison Blanche.

Le niveau des surtaxes douanières doit dépendre des droits de douane que les pays concernés pratiquent pour les produits en provenance des Etats-Unis, mais aussi d’autres facteurs. Elles devraient cibler en priorité les pays avec lesquels les Etats-Unis ont une balance commerciale particulièrement déficitaire ou que la Maison Blanche accuse de «fermer leur marché» aux exportations américaines.

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