Bâle III: les gouverneurs appellent à coordonner les efforts

AWP

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Au fur et à mesure que la crise sanitaire déploie ses effets, «les risques pour le système bancaire au niveau mondial vont évoluer», ont mis en garde les responsables de banque centrale.

Le groupe des gouverneurs de banque centrale, chargé de superviser le Comité de Bâle, estime nécessaire de coordonner les efforts afin de limiter les risques pour le secteur bancaire au fur et au mesure de la crise sanitaire.

Dans un communiqué, le groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire, à la tête de ce comité mandaté aux lendemains de la crise financière pour mener de nouveaux travaux de réforme du secteur bancaire, a souligné que les mesures adoptées ces dernières années ont permis aux banques d’absorber le choc de la pandémie.

Avec les exigences accrues en matière de liquidités que doivent mettre de côté les banques, elles ont été en mesure d’accorder des crédits pour venir en aide aux entreprises, en sus des mesures budgétaires et interventions des banques centrales pour soutenir l’économie.

Mais au fur et à mesure que la crise sanitaire déploie ses effets, «les risques pour le système bancaire au niveau mondial vont évoluer», a mis en garde ce groupe des gouverneurs, qui a demandé au Comité de Bâle de «surveiller et évaluer les vulnérabilités» du secteur.

«La coopération et la coordination au niveau mondial entre les banques centrales et autorités de supervision ont joué un rôle clé pour maintenir la stabilité du système financier durant la pandémie de COVID-19», a déclaré François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, et président de ce groupe des gouverneurs, cité dans le communiqué.

Il a toutefois mis en avant la nécessité de veiller à éviter «une fragmentation réglementaire» au fil de l’évolution de la pandémie pour s’assurer que les banques continuent à évoluer sur un pied d’égalité au niveau international.

De nombreux assouplissements aux règles applicables aux banques ont été consentis pour leur permettre de tenir le choc et d’être en mesure de prêter aux entreprises durant la crise.

Le calendrier de mise en place des réformes dites de Bâle III, menées par le Comité de Bâle, avait notamment été ajusté. L’échéance pour les dispositions concernant le ratio de levier et capitaux supplémentaires que doivent mettre en place les banques dites d’importance systémique au niveau mondial avait notamment été repoussée de un an, à janvier 2023.

Le groupe des gouverneurs a convenu de refermer les travaux du Comité de Bâle après plus de dix ans de réformes pour renforcer la réglementation et les exigences applicables aux banques.

Les ajustements supplémentaires des règles de Bâle III seront désormais «de nature limitée», la mission du Comité de Bâle consistant maintenant davantage à surveiller leur mise en place.

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