Six mois après nos prévisions de janvier, place au bilan. Sur les trois tendances identifiées pour 2026, deux se sont matérialisées; la troisième nous oblige à revoir notre copie.
Technologies: la qualité toujours en tête
La tech reste le grand gagnant du semestre, à près de 30%. Fait notable: ce ne sont plus les Magnificent 7 qui mènent la danse, mais des valeurs de second rang comme Intel ou Micron. Le rallye s'élargit, sans perdre en qualité.
Les rendements réels résistent, contre toute attente
Le scénario d'une érosion des rendements réels ne s'est pas vérifié. Le choc pétrolier lié au conflit iranien a bien fait chuter le rendement réel apparent de 2% à 0%, mais anticipations d'inflation prises en compte, il a en réalité progressé. La raison tient en un nom: Kevin Warsh. Le nouveau patron de la Fed a surpris en réaffirmant la priorité à la lutte contre l'inflation. Le cycle de baisse des taux semble à l'arrêt, le scénario de «dédollarisation» semble moins probable pour les prochains mois.
Marchés émergents: le train roule, mais la voie se resserre
Portés par les semi-conducteurs asiatiques - SK Hynix, Samsung, TSMC en tête - les émergents ont surperformé toutes les régions: +24% pour l'indice MSCI, +4,5% en CHF sur les obligations. Un bémol tout de même: le marché devient très étroit, une euphorie inquiétante gagne la Corée, et le dollar devient un frein plutôt qu'un moteur. Une approche active et diversifiée s'impose afin de réduire le risque sectoriel lié à l'IA qui devient global dans un contexte où les corrélations sont en hausse.
En somme, un semestre qui confirme les tendances entrevues en début d'année, mais qui rappelle également qu'aucun scénario n'est jamais acquis d'avance – bel été!
